NETTALI.COM - En pleine tempête politique et sous le feu des critiques de son propre camp qui l’accuse de « trahison », le Président Bassirou Diomaye Faye a profité de la célébration du centenaire d’Abdoulaye Wade pour envoyer un message d’unité nationale et recadrer ses détracteurs. Le chef de l’État a rappelé que l’intérêt de la nation devait toujours primer sur l’esprit de clan.
Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a précisé ce jeudi la cérémonie officielle marquant le centenaire de l'ancien chef de l'État Abdoulaye Wade. Cette cérémonie s'est déroulée dans un climat politique particulièrement lourd, marqué par des critiques et des accusations de « trahison » portées contre lui par le parti Pastef, qui estime qu'il s'est éloigné de l'idéal l'ayant conduit à la présidence.
Profitant de cet événement, le chef de l'État n'a pas tari d'éloges à l'endroit de Wade a lancé des piques indirectes à certains de ses camarades de parti. Il a ainsi souligné que l'héritage du « Pape du Sopi (changement) » enseigne aux Sénégalais que les responsables politiques ont la capacité de « s’opposer sans se déchirer ».
D'après ses propres mots : « On peut s’opposer sans se déchirer et se succéder sans se détruire l’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote avec lequel il faudra continuer d’habiter en paix dans la même maison-Sénégal ».
Dans la suite de son allocution, Diomaye Faye a dépeint son prédécesseur comme « un homme de combat, jamais de rancune et jamais prisonnier du pouvoir ».
Ces déclarations surviennent alors qu'un nouveau gouvernement vient d'être formé, une équipe à laquelle le Pastef d'Ousmane Sonko, majoritaire à l'Assemblée nationale, a choisi « de ne pas participer » en raison de « désaccords profonds ».
Sans nommer explicitement cette crise, le Président Diomaye a affirmé que « la patience est une forme de courage », estimant qu'il s'avère « plus difficile d’attendre sans faiblir que de céder à l’emportement d’un jour ».





