NETTALI.COM – Devant la multiplicité des menaces, notamment avec les terroristes qui poussent leurs pions dans la sous-région ouest-africaine, le gouvernement sénégalais a fait appel à l’expertise de l’Américain Securiport.

Le gouvernement sénégalais, soucieux de mettre les frontières nationales à l’abri de toute menace, travaille avec le société privée américaine Securiport.

« On est en novembre 2016. Le Français d’origine centrafricaine Otto ‘‘Prince Charmant’’ Longola est livré par les autorités sénégalaises, après une demande d’extradition introduite par le doyen des juges du tribunal de grande instance de Bordeaux. Le spécialiste des braquages était recherché par la justice française depuis 2013 et une notice rouge d’Interpol pend sur sa tête. N’eût été le système de contrôle intégré de Securiport, Longola serait passé entre les mailles du filet de sécurité à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Un autre citoyen français ayant enlevé deux enfants et deux terroristes radicaux seront appréhendés la même année, grâce aux signalements du système de contrôle de Securiport relié à la liste de surveillance d’Interpol »,  remonte la publication du jour du quotidien EnQuête.

Le journal de détailler : « Avec l’environnement international propice aux mobilités aériennes et aux actes extrémistes, les pouvoirs publics sénégalais, au cours de la dernière décennie, se sont entourés de garanties pour moderniser ses infrastructures et améliorer ses services publics ».

« D’ici la fin de 2019, 10 nouveaux postes frontaliers, y compris les ports maritimes et les frontières terrestres, seront pleinement opérationnels avec un équipement de pointe qui comprend une technologie logicielle de nouvelle génération », souffle une source proche du milieu sécuritaire.

EnQuête, qui a livré toute une mine de révélations sur le sujet, rappelle que le projet de modernisation de la frontière a été lancé en 2011, lorsque le gouvernement a fait appel à Securiport, une société privée américaine, pour la mise en œuvre de solutions d’immigration à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (Ailss). « Depuis, cette spécialiste de la sécurité a mis en place et a exécuté avec succès un système de contrôle des frontières avec des résultats on ne peut plus convaincants », ajoute le quotidien dakarois.