NETTALI.COM- Lors de Son intervention face à la presse, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à clarifier sa posture vis-à-vis du pouvoir judiciaire. Il a tenu à réaffirmer son attachement à la séparation des pouvoirs. Pour lui, c'est sans « commune mesure » entre la gestion de la justice sous son magistère et celle du régime précédent »
« Sur le plan de la justice, je n’interfère pas dans son fonctionnement. Ceux qui sont chargés de la rendre, font leur travail convenablement. En cas de manquement, il y a des organes habilités à sanctionner », a déclaré le Chef de l’État face à la presse ce samedi 2 mai 2026.
Pour lui, restaurer une justice équitable est le pilier central de sa vision politique. « Bâtir un Sénégal juste et prospère, c’est le projet de Pastef et j’y suis encore fidèle », a-t-il insisté, soulignant que sa priorité est de donner aux magistrats les moyens d'être réellement indépendants.
Concernant les critiques sur la continuité de l'État ou le traitement des anciens dignitaires sous liberté provisoire, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur le respect de la présomption d’innocence. Ainsi, il est revenu sur son propre passé judiciaire pour illustrer ses propos. « J’ai été accusé et placé sous mandat de dépôt pour outrage à magistrat, mon dossier a été corsé et j’ai été accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de terrorisme.. Est-ce que cela avait fait de moi un coupable ? Comment peut-on accuser quelqu’un de terroriste et l’élire une dizaine de jours après ? ».
À ce titre, il a souligné la nécessité de faire le « distingo entre une personne condamnée et une personne en détention préventive », rappelant que la « liberté provisoire ne signifie pas l'innocence ».
Quid des arrestations liées au délit d'opinion et à l’offense au chef de l’Etat ? Le Président Diomaye a martelé : « ce n'est pas moi qui saisis la justice. Il y a des gens dont c’est la responsabilité de veiller sur l'institution qu'est la présidence de la République ».
Le Chef de l'État conclut en assurant qu'il n'y a « aucune commune mesure » entre la gestion de la justice sous son magistère et celle du régime précédent.






