NETTALI.COM – Invité du “Jury du dimanche” sur Iradio, Didier Awadi s’est prononcé sur le procès de l’assassinat de Thomas Sankara qui démarre ce lundi. Il demande au présumé auteur principal, Blaise Compaoré, exilé en Côte d’Ivoire, de prendre son courage, d’assumer les faits qui lui sont imputés et de répondre devant l’histoire.

Ce lundi, sera ouvert le procès de l’assassinat de Thomas Sankara devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Les principaux accusés sont l’ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, le général Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando, alors chef de la sécurité rapprochée de Blaise Compaoré. Les trois sont considérés comme ordonnateurs, superviseurs et exécutants de l’assassinat, le 15 octobre 1987, de l’ancien président du Faso. Invité du “Jury du dimanche” sur la radio privée Iradio, le rappeur panafricain Didier Awadi a donné son point de vue sur ce procès. A l’en croire, beaucoup de puissances ne veulent pas de ce procès.  Mais, estime-t-il, sa tenue nous édifiera.

Le procès va donc s’ouvrir pour qu’enfin ceux qui ont tué Sankara puissent répondre devant l’histoire. Ils ont une position lâche en ne voulant pas se présenter. Mais l’histoire est en cours et rien ne pourra l’arrêter”, a soutenu Didier Awadi. Interpellé sur l’absence de Blaise Compaoré à ce procès, il rétorque : “A un moment de la vie, il faut prendre son courage et assumer ses actes. Quand on pose cet acte ignoble, si on aime son pays et qu’on vous accuse de faits aussi graves, on se met debout et on répond face à l’histoire. La première personne à qui profite le crime de Sankara, c’est bien sûr Blaise (Compaoré) C’est qu’entre-temps, il a eu la nationalité ivoirienne. Mais je pense qu’il ne faut plus qu’on nous distrait.”

Plus loin, Didier Awadi ajoute que “ce n’est pas parce qu’il a une nationalité ivoirienne qu’il a une déchéance de sa nationalité burkinabé. Si, comme il le dit, il veut la paix au Burkina, il doit d’abord revenir dans son Burkina. Le procès doit enfin se tenir parce que la famille de Sankara doit faire son deuil. J’espère que ce procès sera le moment de la manifestation de la vérité. Parce que les coupables sont vivants”.