NETTALI.NET – Arrêtée vendredi dernier, l’ancienne ministre Aminata Lô est libre. Le Tribunal des flagrants délits de Dakar l’a condamnée ce mercredi à une peine de deux mois de prison avec sursis assortie d’une amende de 20 mille francs. La même peine est infligée à son frère Moustapha Lô. 

Aminata Lô a fait face, ce mercredi, au Tribunal des flagrants délits de Dakar. L’ancienne ministre des Sénégalais de l’Extérieur était en détention depuis vendredi dernier suite à une accusation de violation de la loi sur le couvre-feu. Jugée donc ce matin, elle a été reconnue coupable de violation du couvre-feu. Mais elle a été relaxée pour ce qui est du délit d’usurpation de fonctions. Son frère Moustapha Lô a, lui aussi, été reconnu coupable de violation de la loi sur le couvre-feu et de défaut de permis. Les deux ont été condamnés à une peine de deux mois de prison avec sursis. Ils devront aussi payer, chacun, une amende de 20 mille de francs Cfa.

Avocat de la défense, Me Ciré Clédor Ly soutient que les délits pour lesquels ses clients étaient poursuivis n’ont pas été prouvés par le tribunal. Selon lui, cette condamnation n’est rien d’autre qu’un “piétinement des libertés“. “Pour nous, les faits reprochés à nos clients ne sont pas caractérisés. Personne ne peut dire c’est tel propos ou tel geste qu’on reproche à Aminata. Parce que pour ce qui est de l’outrage, la loi est claire. Il faut des injures, il faut des menaces à l’endroit des forces de l’ordre. Il faut porter atteinte à leur moralité ou à leur autorité. Or, ce n’est pas ce qui est retenu contre Aminata Lô. De ce point de vue, nous ne sommes pas satisfaits“, a dit l’avocat. Avant de poursuivre : “Pour ce qui est de la violation du couvre-feu, les juges peuvent avoir leurs raisons. Mais nous avons estimé que l’état de nécessité peut justifier que la loi soit violée. Un enfant de 11 ans qui pleure, qui a faim. Et que cette fibre maternelle et la contrainte morale poussent sa maman à sortir pour aller chercher des allumettes, nous pensons que c’est un cas d’état de nécessité.”