NETTALI.COM- Aminata Lô, ancien ministre libéral, a comparu, ce mercredi, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour violation du couvre-feu, outrage et usurpation d’identité. Etant donné qu’elle n’a reconnu que le premier délit, ses avocats ont plaidé la relaxe en évoquant l’état de nécessité qui a fait qu’elle se trouvait dans la rue à l’heure du couvre-feu.

Pour Me Aboubacry Barro, cette affaire pouvait ne pas atterrir à la barre surtout dans ce contexte de pandémie. Pour lui la gendarmerie, en lieu et place d’inquiéter d’honnêtes citoyens, devrait arrêter les vrais criminels. « Elle a violé la loi du couvre-feu, car elle était dans un état de nécessité.  Donc la justice doit faire preuve de compréhension », a plaidé Me Barro.

Embouchant la même trompette, son confrère, Demba Ciré Bathily, soutient qu’il n’y a pas d’usurpation de titre car il ne s’agit pas de macaron mais plutôt un laissez-passer pour faciliter l’accès au parking palais. Pour sa part, Me Ciré Clédor Ly relève que la violation de la loi sur le couvre-feu est sanctionnée par une simple contravention avant de soutenir que celui qui veut noyer son chien l’accuse de rage. Me Ndèye Fatou Touré a rejeté l’existence d’un acte relevant d’une fonction judiciaire.

Dans sa plaidoirie, Me Borso Pouye a fait savoir que les délits ne sont pas établis. « Si elle n’était pas ancienne ministre, cette affaire n’aurait pas cette ampleur. C’est la détresse d’une mère qui est à l’origine de tout. L’élément intentionnel n’existe pas car elle est sortie avant 21 h », a plaidé l’avocate qui n’a pas manqué de signaler que les quelques jours de détention sont arbitraires car les délits ne sont pas établis.

Le délibéré sera rendu en cours d’audience.