NETTALI. COM – Les grossesses et les mariages précoces gagnent du terrain en milieu scolaire. L’observatoires de la vulnérabilité à la déperdition scolaire (Ovds) dit avoir répertorié 1 321 cas entre octobre 2018 et juillet 2019 dans 1 264 établissements (Cem et lycées).

1 321. C’est le nombre de cas de grossesse d’adolescentes âgées entre 12 et 19 recensés, durant la période allant du 15 octobre 2018 au 31 juillet 2019. Ce chiffre est avancé par le rapport des observatoires sur les grossesses chez les adolescentes en milieu scolaire, réalisé par le Groupe d’enseignement sur l’étude de la population (Geep) avec l’appui du Fnuap

Le recensement a été effectué dans 1 264 établissements (Cem et lycées) sur un total de 1 356. Les cas de grossesse ont été recensés dans 563 établissements.
Le rapport indique qu’une hausse a été constatée par rapport à l’année 2018 durant laquelle 1 222 cas de grossesse avaient été enregistrés, entre 12 et 19 ans, dans 427 établissements, soit un pourcentage de 31,48 % sur les 1 356 notés en 2019.

Cette hausse s’explique, selon le rapport, par une augmentation des cas dans les régions de Sédhiou, Ziguinchor, Matam, Louga, Kaffrine et Kédougou. Par contre, pour ce qui concerne les régions de Kolda, Kaolack, Diourbel, Thiès et Saint-Louis, une baisse a été notée.

L’étude révèle que 77,97 % des cas de grossesse sont intervenus entre 12 et 18 ans. Les cas avant 15 ans sont de 25,59 %. C’est à Kédougou où l’on note le taux le plus élevé de cas de grossesse intervenus à cet âge, avec 60 %.

Le rapport note que 73,6% dans des cas de grossesses sont survenus dans le premier cycle, c’est-à-dire entre la 6ème et la 3ème contre 26,34% dans le second cycle. 51,55 % des cas de grossesse concernent des filles qui ne sont pas dans les liens du mariage, contre 48,45 % de filles mariées.