NETTALI.COM – Le front social risque de se réchauffer dans les prochains jours. La cause : Les syndicats d’enseignants préparent la riposte après la sortie du chef de l’Etat lors de son «grand entretien» du 31 décembre. Macky Sall a clairement fait savoir aux enseignants que l’Etat n’avait pas les moyens de satisfaire leurs revendications.

«Ils peuvent aller en grève s’ils veulent, mais nous ne pouvons pas donner les maigres ressources de l’Etat aux seuls fonctionnaires, notamment les enseignants.» Cette phrase lâchée par Macky Sall lors de son «grand entretien» avec la presse nationale est restée en travers la gorge des syndicalistes, particulièrement les enseignants.

Ces derniers préparent d’ailleurs la riposte. C’est le cas du G7 qui avait déposé un  préavis de grève dont le délai légal a expiré ce jeudi 2 janvier et qui attendait des réponses du gouvernement à ses revendications. Et la sortie de Macky Sall semble avoir mis de l’huile sur le feu. Puisque le G7 se prépare déjà à lancer un mouvement de grève. «Nous allons nous réunir cette semaine avant de prendre contact avec la base. Et on fera ce que la base nous demandera de faire», confie Saourou Sène, secrétaire général du Saems. Il ajoute que des marches ne sont pas exclues afin d’informer l’opinion.

Du côté du G20 également, la riposte se prépare. Et Dame Mbodj, membre dudit cadre, de souligner que «les revendications majeures des enseignants peuvent se résumer en quelques points consignés dans le protocole d’accords du 17 février 2014». Selon lui, le gouvernement s’était engagé à mettre fin aux lenteurs administratives dans la production des actes d’avancement, d’intégration, de validation et de reclassement des enseignants à travers la dématérialisation du circuit de signatures.  Un accord non respecté, à l’en croire. «L’apurement de la totalité de la dette envers les enseignants, c’est-à-dire les différents types de rappels estimés en 2017 par le ministère des Finances à 100 milliards», dit-il. Non sans souligner la nécessité de revoir le système de rémunération des agents de l’Etat, la validation aux 2/3 des années de volontariat, de vacation…

Des revendications chiffrées à plusieurs milliards que l’Etat peine à mobiliser. D’où les risques de perturbations du système éducatif dans les prochaines semaines.