NETTALI.COM – Deux ans avec sursis, c’est la peine infligée au maître coranique de Ndiagne, qui, avec ses co-accusés, était ce jugé ce matin au tribunal départemental  de Louga.

Le maître coranique accusé d’avoir ligoté ses élèves en guise de punition vient d’être jugé au tribunal départemental de Louga. Cheikhouna Guèye et Cie ont écopé de deux ans d’emprisonnement avec sursis. Ils tous ont été condamnés pour violences et voies de fait sur des enfants de moins de moins de quinze ans.

Pour rappel, le week-end du 23 au 24 novembre 2019, le maître coranique, qui enchaînait ses élèves, a été arrêté à Ndiagne, un village de Louga. Avec cinq autres suspects, il a été placé en détention provisoire, et mis sous mandat de dépôt le lundi suivant 25 novembre. Les mis en cause feront face au juge, demain mercredi. Deux jours après, l’ouverture du procès se déroula dans une atmosphère électronique, puisqu’une partie des locaux du tribunal avait été saccagé par des soutiens du mis en cause.

Le lendemain, prenant la parole lors d’une audience accordée à une délégation de maitres coraniques, le khalife général des Mourides a demandé à ses interlocuteurs d’attendre le jugement pour lui permettre d’émettre un avis tranché sur la question. Le guide religieux a, toutefois, souligné qu’il n’est pas surpris par cette situation. C’est ainsi qu’il a rappelé à l’assistance une rencontre qu’il eut avec Sergne Abdou Aziz Touré, lorsqu’il a été question de défendre les daaras. « Ma position n’a pas changé », fait savoir Serigne Mountakha ; non sans annoncer qu’après le jugement, il va essayer de trouver une solution avec les autorités étatiques et religieuses du pays. Vendredi, le chef de l’Etat et Serigne Mountakha ont eu un tête-à-tête sur le sujet, dans un village à proximité de Touba.