NETTALI.COM- Une baisse significative des départs et des pertes en vies humaines a été enregistrée sur les routes migratoires en 2025 au Sénégal, un recul attribué au renforcement de la surveillance maritime et qui pousse les autorités à intensifier la sensibilisation et la création d’opportunités locales pour la jeunesse.
Les flux de migration irrégulière au départ du Sénégal vers les îles Canaries ont connu une baisse significative en 2025, selon les données du Centre de collecte et d’analyse des données sur la migration (CCADM) du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI).
S’exprimant ce mardi 9 juin 2026 lors de l’atelier national d’élaboration de messages stratégiques de lutte contre la migration irrégulière et de promotion des opportunités locales, le secrétaire permanent du CILMI, Modou Diagne, a indiqué que le nombre de ressortissants sénégalais arrivés aux îles Canaries est passé de 9 554 en 2024 à 4 918 en 2025. Le Thème est : « Jeunesse, opportunités et migration : quels messages pour un avenir au Sénégal ? ».
Cette diminution des départs s’est traduite par une baisse importante des pertes en vies humaines. Selon les chiffres communiqués, 3 090 décès ont été recensés sur l’ensemble des routes migratoires
en 2025, contre 10 457 l’année précédente.
Pour le responsable du CILMI, « cette évolution est le résultat du renforcement des dispositifs de contrôle aux frontières et de l’intensification des opérations de surveillance maritime . Le mécanisme opérationnel réunissant la Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Marine nationale a ainsi permis l’interpellation de 6 662 migrants au cours de l’année, dont 3 983 étrangers, soit près de 60 % des personnes arrêtées ».
Les autorités ont également procédé au déferrement de 309 convoyeurs présumés devant les juridictions compétentes et à l’arraisonnement de 63 embarcations utilisées dans les réseaux de migration irrégulière.
Malgré ces résultats jugés encourageants, les responsables du CILMI estiment que le phénomène reste préoccupant. La poursuite des tentatives de départ témoigne, selon eux, de la nécessité de renforcer davantage les réponses structurelles face aux facteurs qui alimentent la migration clandestine.





