NETTALI.COM - Après le refus de l’APR de participer aux consultations, les interrogations se multiplient sur la méthode choisie par le pouvoir pour conduire cette nouvelle séquence politique. Et cette fois, plusieurs organisations de la société civile ont décidé de prendre publiquement la parole pour exprimer à la fois leur soutien au principe du dialogue et leurs préoccupations sur la manière dont le processus est conduit.
Dans un communiqué annonçant un point de presse prévu ce jour à Dakar, ces organisations disent apprécier la volonté affichée du chef de l’État d’ouvrir des concertations sur les grandes questions nationales. Mais derrière cet accueil favorable, elles laissent transparaître un certain malaise.
Le principal point de crispation porte sur le manque d’informations autour des consultations annoncées du 21 au 31 mai. Les organisations signataires estiment ne pas avoir suffisamment de visibilité sur le fonctionnement du processus, les critères de participation ou encore les objectifs précis des rencontres. “Plus de clarté” et davantage de “transparence” : c’est le message qu’elles comptent porter lors de leur conférence de presse prévue à la Résidence Mamoune.
À travers cette sortie, la société civile semble vouloir éviter que le Dialogue national ne donne l’impression d’un cadre fermé ou réservé à certains profils. Sans rejeter l’initiative présidentielle, elle appelle plutôt à un processus plus lisible et plus inclusif, capable de rassurer les différents acteurs de la vie publique.
Parmi les organisations mobilisées figurent notamment la Cosce, le Forum du justiciable, Siggil Jiggen, la Raddho, la Ligue sénégalaise des droits de l’homme, Présence chrétienne, l’ONG 3D ou encore Voix de victimes. Cette prise de position intervient alors que les débats autour du Dialogue national prennent de l’ampleur.






