NETTALI.COM - En Conseil des ministres, mercredi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a donné des instructions fermes au gouvernement pour moderniser et stabiliser durablement le secteur de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, régulièrement secoué par des crises.

Qualifiant ce secteur de « névralgique » pour la réussite de la Vision Sénégal 2050, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses structurelles et consensuelles aux nombreuses difficultés qui affectent les universités publiques, selon le communiqué officiel.

Avant d’aborder les réformes, Bassirou Diomaye Faye s’est incliné devant la mémoire de l’étudiant Abdoulaye Ba, décédé dans un contexte de tensions à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Il a présenté ses condoléances à la famille du défunt, à la communauté universitaire et à l’ensemble du peuple sénégalais.

Le président de la République a demandé un alignement du système d’enseignement supérieur et de recherche sur les meilleurs standards internationaux. Cette orientation vise à renforcer la qualité des formations, la performance de la recherche scientifique et la gouvernance des établissements.

Dans cette dynamique, il a instruit le gouvernement d’instaurer un dialogue permanent avec toutes les composantes de la communauté universitaire — étudiants, enseignants, personnels administratifs et autorités académiques — afin de garantir :

  • le respect des calendriers académiques,
  • l’application rigoureuse des prescriptions du système LMD (Licence-Master-Doctorat),
  • le respect des règles de gouvernance administrative, budgétaire et financière des universités publiques et des centres des œuvres sociales.

Le chef de l’État a également insisté sur l’urgence d’accélérer la validation consensuelle des recommandations issues des concertations relatives à l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Dans un contexte marqué par des tensions récurrentes sur les campus, l’exécutif affiche ainsi sa volonté de rompre avec la gestion conjoncturelle des crises pour privilégier une réforme en profondeur, considérée comme un pilier essentiel du projet Sénégal 2050.