NETTALI.COM - Le Premier ministre Ousmane Sonko fera face aux députés le 24 février prochain à l’occasion d’une séance de questions d’actualité au gouvernement. Un rendez-vous parlementaire scruté de près, notamment en raison de l’attitude incertaine de l’opposition.

Le chef du gouvernement est attendu à l’hémicycle pour répondre aux interpellations des députés sur les dossiers brûlants du moment. Cette séance intervient dans un contexte politique marqué par de vives tensions autour de plusieurs sujets sensibles, allant de la situation économique aux controverses judiciaires en cours.

Une question demeure : l’opposition participera-t-elle à cette séance ou choisira-t-elle à nouveau la politique de la chaise vide ? Lors de la précédente session de questions d’actualité, le groupe parlementaire Takku-Wallu (APR et alliés), dirigé par Me Aïssata Tall Sall, avait en effet boycotté les échanges.

Ce précédent nourrit les interrogations sur la stratégie de l’opposition à l’Assemblée nationale. Une participation active permettrait aux députés concernés d’interpeller directement le Premier ministre sur la gestion des affaires publiques. À l’inverse, un nouveau boycott pourrait être interprété comme un signal politique fort, mais au risque de laisser la majorité seule face au chef du gouvernement.

Pour la majorité, cette séance représente l’occasion de défendre l’action gouvernementale et de répondre aux critiques formulées ces dernières semaines. Pour l’opposition, elle pourrait constituer une tribune pour porter ses griefs devant l’opinion.

Le rendez-vous du 24 février s’annonce ainsi comme un moment clé de la vie parlementaire, au-delà du simple exercice institutionnel des questions d’actualité.