NETTALI.COM – Les commerçants sont avertis. L’Etat a mis en place un important dispositif pour procéder au contrôle des prix du sucre, de l’huile et du riz sur le marché.

Le ministre du Commerce, des Pme/Pmi est revenu sur l’homologation des prix du riz, du sucre et de l’huile. Devant le Jury du dimanche, Assome Aminata Diatta s’est adressé aux commerçants en indiquant que ces denrées feront l’objet d’un contrôle strict sur le marché. C’est pour éviter la spéculation sur ces produits très prisés par la population. “Ce vendredi, j’ai réuni l’ensemble du personnel de la Direction du Commerce intérieur pour sensibiliser sur les objectifs pour qu’on soit davantage sur le terrain. Ils font le contrôle au quotidien. Mais aujourd’hui, il s’agit pour eux d’être davantage visibles sur le terrain. Et le Gouvernement a voulu accompagner le ministère du Commerce dans le cadre de l’atteinte de cet objectif en allouant 35 véhicules Pick up qui sont répartis sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit maintenant pour le ministère du Commerce de mobiliser tous ses agents“, a déclaré Assome Aminata Diatta.

Sur la hausse notée également sur les prix de la viande et du poisson fumé, elle a soutenu : “j’ai l’impression qu’on veut régresser de 30 ans. Je disais tout à l’heure qu’on est sous le régime de la liberté. C’est seulement les produits essentiels qui font l’objet d’administration. On met l’accent sur les produits essentiels dont nous avons besoin pour vivre. Pour le reste, on a libéré le commerce pour permettre à n’importe qui d’entreprendre. C’est ça l’intérêt de la liberté. Pour être honnête on ne peut pas tout régler. Si on le fait, nous allons régresser encore. Tous les pays qui sont allés de l’avant l’ont fait à travers une libéralisation de leur économie“, a-t-elle dit.

Avant de poursuivre : “ce que nous pouvons faire, c’est d’exiger, de laisser le consommateur choisir le produit dont il a besoin. Vous avez parlé de la viande mais je vous précise que la majeure partie de cette viande nous vient du Mali. Donc s’il y a des difficultés ailleurs nous en subissons les contrecoups”.

Par ailleurs, elle a soutenu que le régime de la libéralisation ne constitue pas un boulet pour l’Etat. D’ailleurs, à en croire Diatta, il va permettre à l’importateur, quel que soit le prix qu’il va trouver sur le marché international , d’acheter le produit et d’amener au Sénégal en étant sûr qu’en mettant une marge pour le vendre (…).