NETTALI.COM – Le monde du téléfilm sénégalais est sur mauvaise pente. La faute à ses brebis galeuses qui l’entrainent sur des chemins bien sinueux, marqués par le sexe, la vulgarité et la violence. Aussi, en l’absence d’un contrôle strict avant diffusion, des dérives sont enregistrées et ne manquent pas d’alerter les organisations islamiques comme Jamra qui se dresse, telle une sentinelle.

La série « Cirque noir » n’aura pas eu le temps de commencer puisqu’elle a rapidement fini sa course avec cette bande-annonce qui a permis de voir le désastre que cela allait causer. Sur la vidéo d’une minute 34 secondes, devenue virale, une heure après sa diffusion, l’on voit passer des séquences torrides avec un langage impudique, cru, vulgaire et indécent pour certains. On peut par exemple voir un couple sous un drap, en train de faire l’amour, le tout agrémenté par des gémissements qui miment la jouissance. Une autre scène montre une jeune fille, le visage à moitié recouvert par sa coiffure, se mettre à nu sous le regard d’un homme, torse nu, qui l’attendait impatiemment sur le lit. D’un geste sensuel, la belle nymphe ôte ses vêtements et les laisse choir à terre. On peut aisément deviner la suite…

Plus loin dans le film, une autre fille est violentée par un garçon du même âge. Dans le feu de leur discussion houleuse, il l’embrasse langoureusement sur la bouche. Poussés par on ne sait quel démon, les comédiens se sont laissés aller devant la caméra. Cette fois-ci, c’est une partie de plaisir virtuelle qui est improvisée. Téléphones scotchés à l’oreille, les amants se livrent à une véritable opération de séduction. A la demande de son partenaire, la fille mettra délicatement sa main sous sa jupe, avant de se caresser ses parties intimes.
Autant de séquences qui ont scandalisé plus d’un. Les internautes n’ont pas manqué de marquer leur indignation sur les réseaux sociaux et d’appeler au retrait de la série des plateformes digitales.

Ce n’est point une surprise, les 17 personnes autour de ce film ont été arrêtées, ce lundi 16 Août entre Mbour, Ngaparou et Saly par la division de la Cybersécurité, suite à une plainte de l’Ong Jamra. Elles sont interpellées pour outrage public à la pudeur, diffusion d’images contraire aux bonnes mœurs, attentat à la pudeur.

Avant cela, «Jamra» s’était attaqué à la série «Infidèles» dont la bande-annonce de la saison 3 a été jugée contraire aux bonnes mœurs Sénégalaises. Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), l’autorité de régulation de l’espace médiatique audiovisuel, avait même par la suite, sorti un communiqué pour interdire aux télévisions Sénégalaises de diffuser, telle quelle la bande-annonce dénoncée, au risque de s’exposer à des sanctions pénales.
La vérité est que la diffusion de ces bandes-annonces ont généré des polémiques qui ont enflé. Les cris d’orfraie et les condamnations se sont vite multipliés. Selon des cinéphiles, ces scènes vont à l’encontre de la culture et de la tradition sénégalaises.

« Fou Malade », contre la censure de la production artistique

Un argument que n’a pas semblé partager «Fou malade» qui a livré son opinion sur les critiques relatives à la mauvaise tendance des séries sénégalaises. C’était au cours de l’émission « Jakaarlo » du vendredi 13 Août : « nous avons en face de nous des censeurs de la création artistique et ça, nous ne l’accepterons pas. Les producteurs sont des artistes. Il faut apprendre à nos enfants que ce qu’ils regardent à la télévision, c’est du cinéma et pas la réalité. Notre génération qui sommes parents actuellement, avons beaucoup appris en terme de perversion et en ce moment, il n’y avait pas tous ces outils. Rien n’a été inventé, c’est juste une évolution. Il faut qu’on soit moins sévères avec ces gens-là. Ils créent des emplois et à mon avis, ils ne sont pas là pour détruire la société. Pendant qu’on s’acharne sur eux, il y a les télénovelas, qui ne passent pas sur des chaînes cryptées et qui montrent des scènes plus perverses et qui sont suivies dans chaque foyer. Quand nous arrivons chez nous, avant même de pouvoir regarder le journal télévisé, nous trouvons nos filles et nos femmes en train de regarder Nollywood ou Bollywood… et dans ces séries il y a des homosexuels et toutes autres dérives. Le message que l’on affiche est qu’on est en train de censurer les sénégalais et les autres on les laisse passer. Au nom de quoi ? Un artiste a le droit d’assumer son côté subversif, c’est un marginal (…) Nous avons toujours été une société de nudité d’ailleurs, nous avons toujours transcendé cette nudité car nous avons grandi en voyant les seins de nos mères en train d’allaiter ou nos sœurs à moitié nues sans pour autant que cela nous choque. ».

A entendre « Fou Malade » évoquer la notion de « production artistique », il est difficile de suivre. En prenant comme exemple « cirque noir », l’on peut se demander en quoi, montrer des scènes à tendance pornographique, peut-il relever de la création artistique ? Ni, quel est le projet lorsqu’on voit des jeunes à peine sortis de l’adolescence, se livrer à des séances torrides avec autant d’impudeur et de vulgarité ? Que vont y apprendre les jeunes de leur âge ? Sinon de savoir comment devenir un pervers sexuel après quelques épisodes d’une série torride. Depuis quand peut-on réaliser des films érotiques, à fortiori des films pornographiques au Sénégal ? Il est question de pouvoir faire la différence entre ce qui relève de l’espace public et du privé. Dans un cadre privé, le jeune majeur peut être libre de faire ce que bon lui semble, mais une fois dans l’espace public, tout ce qui peut heurter les bonnes mœurs, ne doit plus être permis. Ce d’autant que la loi punit certains dérives et travers.

C’est en effet connu que les scénarii des films pornos sont inexistants ou d’une vacuité inouïe. Ce qui est privilégié, c’est l’acte sexuel aussi pervers qu’il puisse être. De plus, sous nos cieux, la culture de production des films a toujours été de privilégier l’éducation, la morale, tout en étant instructive et axée sur la culture sénégalaise, marquée par la pudeur, la courtoisie et l’hospitalité, et non ce côté dévergondé, vulgaire et osé que l’on voit de plus en plus dans les nouvelles séries.

Si « Cirque noir » a pu voir le jour, c’est parce qu’il y a eu « Infidèles », « maîtresse d’un homme marié », etc qui ont annoncé la couleur. Dans « Infidèles » par exemple, ce sont l’infidélité des femmes et des hommes, la vulgarité des propos, l’extorsion de fonds, la tromperie, la ruse, le chantage, le viol, le sexe, le « mbaraan » (rapports hommes et femmes basés sur l’argent) qui y sont mis en avant, même si des passages positifs ont pu par moments, quelque peu tempérer le côté glauque du film. Bref un cocktail explosif qui renferme les aspects les plus sombres des rapports humains et qui sont reliés à la société sénégalaise. Est-ce cela qu’on veut vendre à l’étranger ? Le cinéma américain que l’on sache a toujours vendu l’Amérique sous ses dehors positifs, à tel point que beaucoup n’hésitent pas à assimiler cela à de la propagande. Et cela fonctionne puisque ce n’est pas un hasard si le rêve américain a fait le tour du monde et des émules. Hollywood a joué un grand rôle dans ce fait. Pourquoi devrions-nous vendre notre pays suivant des aspects négatifs ? Voyons-nous des scènes aussi osées dans les films indiens que nous consommons ? Un film devrait plutôt se fonder sur les tréfonds culturels du pays pour susciter de l’intérêt. Sinon que transmet-on aux autres qui ont envie de voir des questions de société appréhendées suivant des cultures différentes. Quel est l’intérêt d’américaniser un film Sénégalais. pense-t-on pouvoir impressionner l’américain en faisant comme lui ? Quels messages transmettre à tous ces Sénégalais nés à l’étranger et en quête d’identité culturelle et qui consomment ces séries sénégalaises ? Il existe bien sûr des sénégalaises et sénégalais dévergondés, c’est sûr, mais quelle est la proportion de bons et de moins vertueux ?

Ce qui est d’autant plus choquant dans ces téléfilms sur la mauvaise pente, c’est qu’on a affaire à des paroles crues et de la sexualité suggestive dans ce qu’il y a de plus indécent et d’inattendu. Comme cette scène avec Léna Guèye qui filme son sexe par appel vidéo pour envoyer l’image à Bouba, jeune homme à la corpulence avantageuse qui interprète le rôle du parfait gigolo et qu’elle cherche visiblement à allumer et à attirer dans son lit. De même Mbayang et Gnilane se sont faites vertement critiquées pour leur infidélité, même si ce n’est point la réalité. Les insultes qui visent les mamans, existent dans toutes les cultures (ce qui est très irrespectueux déjà pour les mères de l’humanité qu’elles sont ), elles sont bien mises en évidence dans cette série, telle que « Infidèles » et sont désormais « à la mode » chez les enfants et adolescents qui les répètent allégrement dans la rue. Les termes érotiques y sont légion. Entre « houmbal toubay, sooss, door », tout passe dans le langage et le discours, sans filtre entre ces « mbaraneuses » et ces vieux et jeunes loups à la recherche de proies alimentaires ou en quête de sensations. Ce sont l’impudeur, l’infidélité dans tous ses aspects qui sont mises en scène sans filtre, ni recul. Les avis sont naturellement partagés entre ceux qui pensent que c’est le réalisme qui doit prévaloir et d’autres qui sont traités de puritains lorsqu’ils osent dénoncer ces travers.

Succès ne rime par forcément avec sexe, plastique et vulgarité

Présent à l’émission « Jakaarlo », Mame Matar Guèye cite en exemple une autre série « Reewuleen » et relève ni plus, ni moins, une promotion de l’homosexualité et sa banalisation : « Les dérives audiovisuelles que visionnent la jeunesse où des individus banalisent des thèmes comme l’homosexualité, à l’image de la série “Reewuleen” que nous avons combattu récemment et que nous avons réussi à retirer des écrans, devraient être stoppées. Cette série met en scène des homosexuels qui se maquillent, qui riboulent… et ça les techniciens du marketing vous diront que c’est l’influence subliminale de l’image. C’est à dire qu’ils banalisent des faits contraires à nos us et coutumes afin de les rendre plus acceptables par l’audience. Inconsciemment ces faits tels que l’homosexualité vont devenir une normalité. Voilà leur stratégie. Avec l’aide du CNRA, nous avons pu interdire la diffusion de cette série. Et ça, ce sont des produits de consommation. Certains vont même jusqu’à dire pourquoi nous ne zappons pas quand nous voyons ces séries à la télévision vu que personne ne force à regarder. »
On est en effet loin des dramatiques sénégalais avec des acteurs regroupés dans des troupes théâtrales qui avaient pour nom « Jamonoy Tay », « Daraay Kocc », pour citer les plus connues et leurs célébrités d’alors très appréciés parmi lesquels, Baye Peulh, Abou Camara, Makhoureudia Guèye, Cheikh Tidiane Diop, Diack, Lamine Ndiaye, Mbayang Niasse, Rama Thiam, Ken Bougoul, Demby Fall, etc… Ces troupes étaient non seulement des écoles de formation où les expérimentés enseignaient et transmettaient. N’importe qui ne pouvait se lever et s’improviser acteur ou actrice comme ces femmes et hommes d’aujourd’hui, au jeu approximatif et parfois improvisé, aux cheveux teintés, aux ongles qui débordent, à la peau dépigmentée, au nez percé et à la mise bien impudique. Dans ces téléfilms de l’époque, les scénarii très bien écrits, permettaient d’ailleurs d’atténuer le manque de moyens de production de l’époque.

L’environnement actuel est plutôt marqué par le mimétisme, la recherche du buzz, la mise en avant du sensationnel et l’obsession du nombre de clics, sources de gains pour des producteurs en mal de budgets et de sponsors dignes de ce nom.

Bouba Ndour nous a d’ailleurs expliqué au cours de la même émission que les chaînes de télé, telles que la TFM, ne sont pas en mesure de financer les producteurs. Tout au plus, la chaîne signe une promesse de diffusion, à charge pour le producteur d’aller chercher des sponsors. Ce qui a été sidérant d’entendre dans son discours, c’est le fait que certains films qui doivent passer sur la TFM, soient livrés à 30 minutes de leur passage, sans oublier que parfois, de la pub est passée pour attendre la livraison des films, sous prétexte d’étalonnage et autres. Ce qui signifie que les scénarii, même s’ils ont déjà été écrits à la base, sont modulables, souvent au gré des services commerciaux des sponsors qui peuvent imposer des modifications, si ce ne sont des pubs déguisées. Ce qui est le signe d’un travail non abouti, car il est facile pour les personnes averties sur le plan technique ou une bonne culture cinématographique, de se rendre compte que certains épisodes sont désarticulés ou manquent de cohérence ou posent des problèmes de suites logiques (raccords) pour ces raisons évidentes d’un travail au jour le jour.

Il se pose aussi dans ces séries, un grand problème de niveau du jeu d’acteurs car beaucoup de ceux ou celles qui jouent, sont choisis pour leur plastique ou la notoriété dans le milieu, sans qu’ils ne soient réellement formés au jeu. Certains sont justes acteurs pour leur habileté à user du vocabulaire urbain ambiant des jeunes et souvent sans talent avéré. Le besoin de célébrité, ou de se faire voir en vue d’une éventuelle proposition de mariage, voire pour aguicher le regard de ces « prédateurs » en quête toujours de célébrités, est à son comble.

L’avis de « Fou Malade » est toutefois loin d’être partagé par Mame Matar Guèye. «Actuellement, il y a une nouvelle race de producteurs qui a une démarche très inquiétante. Leur stratégie est de montrer des images obscènes qui dévalorisent la femme sénégalaise pour choquer, se faire des vues et ainsi se faire de l’argent au détriment de la préservation de nos valeurs et aux mépris de la sauvegarde et de la santé mentale de nos enfants. C’est pourquoi nous nous sommes attaqués à la série “Infidèles” car elle a fait quelque chose d’inouïe qu’on ne voit même pas dans les séries américaines les plus perverses. L’exemple le plus patent est la scène où une femme qui sort du coton imbibé de sang de sa culotte pour dire qu’elle voit ses menstrues sous prétextes qu’elle ne voulait pas coucher avec son amant. Cette séquence dévalorise la femme. Nous avons porté plainte au niveau du CNRA qui nous a donné raison et a donné une mise en demeure à Evenprod, cette mise en demeure en audiovisuel est l’équivalent en droit pénal de sursis. Suite à cela, Evenprod a pris l’engagement pour les épisodes à venir de supprimer toutes les obscénités pour que cela soit consommable. Peu de temps après, nous nous rendîmes compte qu’ils avaient pris cet engagement pour endormir les gens. Récemment, nous avons tous vu dans l’un des épisodes, une actrice qui faisait du striptease à l’américaine en enlevant ses habits pièce par pièce. Donc le CNRA a frappé fort en interdisant la diffusion de la prochaine saison. Ne s’étant même pas encore remis de cette situation, nous constatons une autre série beaucoup plus pernicieuse, audacieuse et vulgaire; qui est la série “Cirque Noir”. C’est Evenprod qui leur a ouvert le chemin de la perversion car ce ne sont que des enfants et ne mesurent pas l’ampleur et le danger de ce qu’ils font. Des scènes de nudités et autres que la raison ne nous autorise même pas à relever sur ce plateau. »

Mais heureusement que dans cette brume, il y a des délices tels que « Mbettel », « Dinama neekh » ou encore « Karma » dans lesquels, ce sont des thèmes intéressants qui relatent des histoires originales ayant trait à la culture et aux réalités sénégalaises, sans globalement les travers de la recherche excessive de buzz ou de la vulgarité. « Dinama neekh », qui est une série tournée dans un appartement, raconte l’histoire de deux amies qui entraînent leurs « proies » (des hommes) dans leur intimité, dans le but de les dépouiller en usant de ruse et d’astuces. Ce film est tourné avec un grand humour et sans la moindre vulgarité ; le talent comique de Darou qui manie un langage renversant, fait le reste. Un film savoureux qui retrace la réalité crue de certains aspects des rapports hommes et femmes au Sénégal et sans la moindre vulgarité. Un film qui a d’ailleurs été largement adopté par le public, alors qu’il n’a pas nécessité un gros budget de production. Ce qui est totalement à l’opposée d’ « Infidèles » qui a abordé ces mêmes aspects, mais est tombé sur le côté inverse. La mise en scène du sexe, de la violence et du vulgaire semble à y voir clair, semble relever d’un parti pris qui est de vendre le film en choquant.

Mais c’est hélas bien dommage pour eux car ces séries, sur une mauvaise pente, ont désormais en face d’elles, Mame Matar Guèye et Jamra, traités par d’aucuns, de censeurs. Mais ce rôle de vigie ne leur est pas exclusivement dédié. Il convient dès lors que la direction de la cinématographie fasse preuve de plus de vigilance et de rigueur dans la délivrance des quitus avant toute diffusion. Le Cnra aussi. Bouba Ndour a tantôt souligné que les épisodes se font au jour le jour, mais il y a aujourd’hui, avec les dérives notées ça et là, la nécessité d’un contrôle strict à priori pour éviter de tomber dans un éternel recommencement de débats entre ce qui est contraire à nos mœurs ou ce qui est acceptable. Les jeunes et les enfants doivent être protégés au risque de voir le sexe, la violence et d’autres aspects négatifs banalisés. C’est aussi le rôle des parents que d’être vigilants et de jouer pleinement leur rôle de protection et d’éducation de leurs enfants. Pourquoi ne pas par exemple imposer des formations aux acteurs et la détention de cartes professionnelles dans le but d’encadrer un secteur où n’importe qui peut désormais entrer par effraction ? Les productions de film sont aujourd’hui légion et ceux qui investissent dans ces secteurs, doivent trouver les moyens de leur business, la production étant une entreprise avec un objectif de recherche de profits et non pas seulement cette création artistique que brandit « Fou Malade ».

Ces scénaristes et réalisateurs doivent donc pouvoir rédiger des scénarii de qualité, des story boards (séquences imagées du film) dignes de ce nom et surtout se professionnaliser au lieu d’être dans l’approximation et le bricolage. Avec des produits de qualité, pudiques, instructifs et bien tournés, ils peuvent arriver à avoir autant de clics qu’ils veulent sur youtube. Ils peuvent même gagner des prix à l’international à l’image d’Alain Gomis dont les productions subliment la culture africaine et sont d’une actualité brûlante.

Il y a des actes de déviance et immoraux que nos acteurs et scénaristes ne devraient nullement promouvoir. Notre société ne mérite pas cela. Aucune d’ailleurs ne le mérite. Les Sénégalais acceptent d’autant plus facilement des scènes érotiques venues d’ailleurs, sur un télanovas par exemple, qu’une scène érotique tournée par des Sénégalais. Ils se disent certainement que cela fait pas partie de leurs mœurs et pas des nôtres. « Fou Malade » s’est d’ailleurs demandé pourquoi on autoriserait ces téléfilms où passent des scènes érotiques, alors qu’on les interdit aux producteurs Sénégalais ? Une question certainement à poser aux autorités. Mais un début de réponse toutefois, ce sont des différences culturelles fortes et de mœurs évidentes qui doivent les empêcher de se lancer dans ces types de production.