NETTALI.COM – Le budget du Sénégal, en 2022, est projeté à 4 960,4milliards F CFA. En clair, selon le nouveau Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2022-2024, sur la période triennale 2022-2024, les investissements seront portés à 6 610,47milliards F CFA, soit une hausse de 20 %.

A la date d’aujourd’hui, les recouvrements de recettes budgétaires se chiffrent à 934,84 milliards F CFA traduisant une plus-value cumulée provisoire de 7,94 milliards F CFA par rapport à l’objectif de la LFI de 926,90 milliards F CFA. Quant aux dépenses du budget général engagées à la même date, elles s’établissent à 1 724,970 milliards F CFA sur des crédits ouverts d’un montant de 3 665,679 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 47 %. C’est ce qui ressort du nouveau Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2022-2024.

Selon la note y afférente, cette année, est également marquée par les résultats appréciables de l’opération d’eurobond d’un montant de 775 millions d’euros, soit 508 milliards F CFA et dont le succès traduit la qualité de la signature du Sénégal sur le marché financier international. “Les perspectives budgétaires 2022-2024 se présentent comme suit : les ressources sont projetées à 12 978,05 milliards F CFA et les charges budgétaires à 14 825,7 milliards F CFA. Ainsi, les ressources connaîtront une hausse de 1 338,7 milliards F CFA en valeur absolue, soit 11,5 % en valeur relative par rapport au DPBEP précédent, tandis que les charges augmenteront de 1 217,3 milliards F CFA en valeur absolue et de 9 % en valeur relative comparativement au DPBEP 2021-2023. Par conséquent, le projet de budget 2022 s’établirait à 4 960,4 milliards F CFA’’, indique le document qui sert de support au débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale.

Les investis portés à 6 610,47 milliards F CFA 

Qui plus est, le ministre des Finances et du Budget a relevé que le budget connaît une augmentation continue, depuis son accession à la magistrature suprême. “Comparativement à 2012 où le budget s’élevait à 2 344,8 milliards F CFA, c’est plus d’un doublement en 10 ans. Cette performance a été rendue possible, notamment par la mobilisation satisfaisante des recettes internes qui sera amplifiée par la mise en œuvre de la Stratégie de recettes à moyen terme (SRMT), la rationalisation régulière des dépenses courantes, à travers la réduction du train de vie de l’Etat (suppression de 48 agences et fusions de structures, fermeture d’ambassades et de consulats pour optimiser la carte diplomatique, suppression de la deuxième chambre du Parlement, gel et résiliation de toutes les conventions de location de bâtiments à usage de logement, diminution drastique de la facture de téléphone de l’Etat, suspension de toute commande ou acquisition de véhicules, etc.) et l’amplification des dépenses d’investissements’’, relève Abdoulaye Daouda Diallo.

Il nous est également revenu que sur la période triennale 2022-2024, les investissements sont prévus à 6 610,47 milliards F CFA. Comparé à la période précédente, le volume des investissements enregistre une hausse de 20 %. “Leur répartition par axe stratégique du Pap2A est la suivante : l’axe 1 ‘Transformation structurelle de l’économie et croissance’ concentre plus de la moitié des investissements programmés sur la période avec 59 %, pour un montant de 3 900 milliards F CFA. L’axe 2 ‘Capital humain, protection sociale et développement durable’ englobe 30 % des investissements publics sur la période, avec une enveloppe de 1 983 milliards F CFA. L’axe 3 ‘Gouvernance, institutions, paix et sécurité’ reçoit 11 % des prévisions d’investissement représentant 727 milliards F CFA’’, précise le texte.

Tendance haussière régulière des  transferts de l’État aux collectivités territoriales

Le DPBEP 2022-2024, en plus de présenter la situation de l’Administration centrale, revient sur la programmation budgétaire et économique des collectivités locales, celle des organismes de protection sociale et des établissements publics à caractère administratif. “La situation de la gestion des finances locales révèle que les transferts de l’État aux collectivités territoriales suivent une tendance haussière régulière. Entre 2020 et 2021, les fonds de dotation et d’équipement des collectivités territoriales ont augmenté respectivement de 1,75 milliards F CFA (+7,01 %) et 3,22 milliards F CFA (+11,38 %). Les perspectives pour la période 2022-2024 et relativement aux engagements pris par l’Etat dans le cadre du Pacasen montrent que les transferts des ressources de l’État aux collectivités territoriales devraient connaitre une hausse de 5 milliards F CFA par an et atteindre à l’horizon 2024 le montant de 82,71 milliards F CFA’’, informe le ministre. Toutefois, la même source souligne que la croissance du produit intérieur brut (PIB) a atteint 1,5 % en 2020 contre 4,4 % en 2019, après une prévision de 6,8 %. Les services du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration et du transport ont été les “plus durement affectés’’ par la pandémie, notamment à travers l’emploi et les revenus dans le secteur informel en milieu urbain. “La gestion budgétaire 2020 a été performante, du fait que les dépenses du budget général (hors charges financières de la dette) d’un montant prévisionnel de 3 764,19 milliards F CFA, ont été exécutées à hauteur de 3 435,37 milliards F CFA, soit un taux d’exécution satisfaisant de 91,3 %’’