NETTALI.COM – L’accord prévoyant la création de la Zone de libre-échange continentale, signé le 21 mars 2018 par 49 Etats africains, entre en vigueur ce 30 mai.

L’idée, portée par Paul Kagame lors de sa présidence de l’Union africaine en 2018, est de fluidifier la circulation des marchandises par l’abaissement des droits de douane et la simplification des procédures aux frontières.

L’objectif est de porter les échanges inter-africains, qui s’établissent à 16 % aujourd’hui, à 25% du commerce continental d’ici 10 ans.

Signée le 21 mars 2018 par 49 états africains, la ZLEC a été ratifiée par 22 pays, le Nigeria, plus grande économie du continent, ne l’a pas encore fait, mais la position d’Abuja est en train d’évoluer.

« Jusqu’à présent, Abuja refuse d’adhérer à la zone de libre-échange, craignant qu’une déferlante de produits étrangers ne vienne ruiner son industrie naissante. Le président Buhari avait demandé à son gouvernement une étude d’impact de la ZLEC sur l’économie nigériane. Le ministre du Commerce lui a remis son rapport et ne cache pas son optimisme quant à une issue positive. D’autant qu’une étude de la Chambre de commerce de Lagos révèle que près de huit patrons nigérians sur dix y sont favorables », précise Rfi, dans un article publié ce mercredi.

« La décision finale dépendra en partie de ce que décidera l’Union africaine d’ici le sommet du 7 juillet. Car les États africains ont encore un mois pour mettre en place les outils destinés à s’assurer que la concurrence ne sera pas déloyale au sein de la ZLEC », précise la même source.