NETTALI. COM- Après le tollé suscité par l’opération de déguerpissement musclée des 79 familles de Termes-Sud (Ouakam), le ministre des Forces armées brise le silence. Me Sidiki Kaba donne raison à l’armée.

Le délogement des familles des anciens militaires qui vivaient à “Terme Sud” a fait grand bruit en plus d’avoir ému plus d’un. Le ministre des Forces Armées, a apporté quelques précisions. « Le chef de l’État, Macky Sall, a donné toute l’assiette foncière de Terme Sud aux Armées sénégalaises », a déclaré Me Sidiki Kaba, venu présider, ce jeudi 8 octobre, la cérémonie d’ouverture de la 3e session des cours d’Etat-major, 2020-2021, au camp militaire Général Mountaga Diallo de Bel Air.

Etayant ses propos, le ministre révèle que même la COMICO qui se trouve sur 2 des 15 hectares doit céder la place. Ce, dit-il, pour que l’Armée puisse utiliser cet espace et ainsi loger près de leur lieu de travail les militaires mariés. D’après le ministre, les soldats de rang vont bénéficier de ces logements afin de pouvoir servir dans les meilleures conditions.

Poursuivant son argumentaire, Sidiki Kaba indique que cette précision mettra fin aux affirmations selon lesquelles il y avait, derrière ce déguerpissement, une volonté de déloger des familles pour loger des hauts gradés de l’armée et des pontes de la république.

De même, le ministre des Forces Armées n’a pas manqué de préciser l’appui des 800 millions de Macky Sall pour accompagner les victimes, non sans préciser que 10 parmi les 79 familles vont rester parce que, ce sont des militaires en exercice.

Par ailleurs, Sidiki Kaba a laissé entendre que ceux qui disaient que l’armée n’avait pas le droit d’intervenir, ont tout faux. Pour mieux asseoir sa thèse, il relève que dans ce dossier, l’Armée sénégalaise a eu une posture respectueuse du droit et de la loi et n’a pas fait justice pour elle-même et par elle-même. « Le Droit de la force que l’on a voulu mettre en avant, n’a pas été utilisé. La procédure s’est faite dans les règles de l’art. Et, lorsque vous disposez d’une décision de justice au Sénégal, et que vous avez des difficultés pour pouvoir l’exécuter, vous devez la remettre à un huissier. Ce qui a été fait », dit-il pour dire que le droit a été respecté dans cette affaire.