NETTALI.COM  – Depuis de longs mois maintenant, Idrissa Seck semble s’imposer un silence total sur les questions d’actualité. Ce qui pousse certains à le qualifier d’opposant muet. Mais c’est dans les rangs de son parti que l’inquiétude grandit. 

L’homme politique Idrissa Seck refuse d’être un commentateur politique. Il accorde une importance capitale à une communication toujours précise, concise, vraie et vérifiable, en peu de mots et en peu de temps.” C’est en ces termes qu’Ass Babacar Gueye, secrétaire national en charge des élections de Rewmi, qualifie l’attitude de l’ancien Premier ministre qui semble s’imposer un silence total depuis la présidentielle de 2019. Gueye semble comprendre mieux que n’importe qui ce silence. Certains assimilent d’ailleurs le silence d’Idrissa Seck à un “deal” avec le pouvoir de Macky Sall qui trouverait en lui la personne idéale pour assumer le statut de chef de l’opposition.

Toutefois, ce que le secrétaire national en charge des élections de Rewmi ne dit pas, c’est que ce silence n’inquiète pas seulement les opposants et autres observateurs. Même au sein de Rewmi, l’inquiétude gagne les rangs. Et pour cause, l’absence du chef bloque le fonctionnement de Rewmi. Rares sont les instances de Rewmi qui se réunissent depuis de nombreux mois. Pis, il est de plus en plus difficile de faire parler un responsable de Rewmi. La cause : “personne ne peut dire avec exactitude quelle est la position du parti sur telle ou telle autre question d’actualité“, souffle un rewmiste qui a requis l’anonymat. Et de poursuivre  : “Même pour parler dans les médias, c’est tout un protocole. On nous refuse le droit d’aller défendre notre parti.” Et au banc des accusés, il y a le député Déthié Fall, vice-président de Rewmi. Ce dernier a la confiance d’Idrissa Seck et finit par faire des jaloux. Certains rewmistes l’accusent de vouloir tout contrôler.

Ainsi, deux camps s’opposent à Rewmi. Il y a d’un côté, les proches de Déthié Fall qui l’écoutent et lui obéissent. Et de l’autre, les “rebelles” qui veulent participer au débat politique malgré le silence d’Idrissa Seck.