NETTALI.COM – Avec l’épidémie du coronavirus, de nombreux termes techniques fleurissent dans la bouche des scientifiques et des autorités. Voici le lexique pour enrichir son vocabulaire et mieux comprendre ce qui est dit.

CORONAVIRUS

Il s’agit en réalité d’une famille de virus touchant les humains et/ou les animaux. Ils provoquent des maladies diverses et de gravités différentes comme le rhum, l’infection pulmonaire, etc. Le Sras (pour Syndrome respiratoire aigu sévère), en 2002, était déjà provoqué par un coronavirus.

COVID-19

Il s’agit du nom donné par l’OMS à la maladie provoquée par le coronavirus actuel. «Co» pour corona, «vi» pour virus, «d» pour deasease (maladie, en anglais) et «19» pour 2019, année de son apparition. Cela permet de ne pas faire référence à un lieu géographique, un animal un individu ou un groupe de personne, pour éviter toute stigmatisation. Il possède aussi un autre nom, plus compliqué à prononcer : SARS-Cov-2.

EPIDÉMIE/PANDÉMIE

Le terme «épidémie» s’emploie lorsqu’une maladie contagieuse (la plupart du temps un virus) touche un grand nombre de personnes dans une région géographique donnée, pendant un certain temps. C’est le cas notamment chaque année en France avec la grippe.
Le terme «pandémie» correspond lui à une épidémie qui s’est étendue à un continent entier, voir à l’ensemble du globe, avec un nombre de victimes très importants.

CLUSTER

Cluster est un anglicisme signifiant grappe (de fruits). Lorsqu’il est utilisé pour parler de personnes, il s’agit d’un groupe. Médicalement, il est utilisé lorsque, pour une même maladie, plusieurs cas humains groupés dans un cadre géographique bien localisé sont découverts. Il est également possible de parler de foyer de contamination.

PATIENT ZÉRO

Initialement, le patient zéro est la première personne a avoir été contaminée par un virus. Le terme est aussi utilisé pour désigner celle à l’origine de l’arrivée du virus sur un territoire (un pays, une région, une commune…). Il peut donc y avoir plusieurs patients zéro pour une même épidémie (patient zéro du Covid-19, patient zéro en France, patient zéro dans l’Oise…). Son identification est primordiale, car elle permet de retrouver les individus ayant été à son contact, donc susceptibles d’être à leur tour infectés et de propager l’épidémie

R0

Le taux de reproduction d’un virus, ou R0 (R zéro), est le nombre moyen maximal de personnes qui peuvent être contaminées par un patient malade, en l’absence de mesures de contrôle. Il s’agit donc tout simplement de la contagiosité du virus. Le R0 du coronavirus serait de 2,5 (une personne atteinte pourrait en contaminer entre deux et trois). A titre de comparaison, celui de la grippe varie de 1,3 à 3 selon les sources (New England journal of Medecine ou OMS). Celui d’Ebola s’établit aux alentours de 2.
Des chiffres bien loin de la rougeole (12 à 18) ou des rotavirus, responsables des épidémies de gastro-entérite (18).

QUATORZAINE

Établie à partir du terme de quarantaine, qui désigne la mise en place de mesures de confinement, peu importe leur durée, la quatorzaine est un processus identique, qui dure quatorze jours. Ce délai équivaut, selon la communauté scientifique, à la période d’incubation (temps entre la contamination et le développement des symptômes) du coronavirus.

FFP2

Le masque FFP2, en forme de bec de canard, est plus élaboré que le masque chirurgical, car capable de filtrer l’air. Il est également étanche, pour éviter les projections. Il s’agit du modèle recommandé par les autorités pour éviter de propager le virus. Il est obligatoire pour le personnel hospitalier et les malades du Covid-19, mais pas du tout pour le grand public.

ASYMPTOMATIQUE

Certaines personnes contaminées par le coronavirus n’en présentent pas les symptômes, qui se rapprochent de ceux de la grippe (forte fièvre, difficulté à respirer). Elles sont asymptomatiques. Si aucun effet de la maladie n’est visible sur elles, elles sont en revanche capable de transmettre le virus à leur tour, ce qui complique les mesures de prévention.