NETTALI.COM – Pour tenter de se tirer d’affaire dans l’affaire dite du meurtre de Fatoumata Makhtar Ndiaye, le principal accusé Samba Sékou Dia Sow n’a pas hésité de faire des révélations en avançant la thèse du complot politique. Une ligne de défense qui intrigue jusque parmi ses propres avocats.

Maraboutage, complot politique, des responsables du parti au pouvoir mouillés… Le procès du meurtre de Fatoumata Makhtar Ndiaye ouvert ce mardi aura été riche en révélations. «Je n’ai aucune raison d’accuser ma tante car c’est la sœur de mon père. C’est elle et Awa Niang qui ont fait le coup. Elles ont envoyé un marabout pour qu’il l’élimine. Plus d’une fois, ma tante m’a donné des choses, des gris-gris pour le mettre dans le véhicule de Fatoumata Makhtar Ndiaye. Mais j’ai toujours refusé parce que j’avais beaucoup d’estime pour cette dernière que je considérais comme ma propre mère», a laissé entendre, devant le juge, Samba Sékou Dia Sow. Des déclarations qui font penser à la thèse du complot politique. Mais elles ont vite été balayées d’un revers de main par la tante de l’accusé qui a témoigné à la barre.

Il faut dire que cette thèse intrigue jusque dans les rangs des avocats de la défense. C’est le cas de Me Abdoulaye Seck qui dit être dans le dossier depuis le début, mais qui ne croit pas du tout à l’argument du crime politique choisi en mode de défense par Samba Sékou Dia Sow. D’ailleurs, Me Seck révèle que des organisations de défense des droits de l’homme lui avaient suggéré de tenir une conférence de presse pour accréditer cette thèse du crime politique, mais il a catégoriquement refusé. Ce, malgré les honoraires qui lui auraient été proposés.

Pourtant, ce n’est pas la première fois que l’accusé Samba Sékou Dia Sow avance une telle thèse. Durant son incarcération, il a même écrit une lettre pour accuser des responsables de l’Apr. Un argument qu’il a réitéré devant le juge ce mardi.