NETTALI.COM – Accusé d’avoir tué Fatoumata Makhtar Ndiaye, Samba Sow risque de passer le reste de sa vie en prison. Le procureur a requis les travaux forcés à perpétuité contre lui. La partie civile, elle, réclame 500 millions de francs pour réparer le préjudice. Verdict attendu le 21 janvier.

Attrait à la barre ce mardi pour le procès du meurtre de Fatoumata Makhtar Ndiaye tuée en 2016, Samba Sow a tenté de vendre la thèse du complot politique. L’accusé a même cité des responsables de l’Alliance pour la république (Apr) dont la députée Awa Niang. Une thèse à laquelle ne croit pas trop le parquet. Le procureur dénonce plutôt une manipulation pour tenter de jeter la suspicion sur des responsables du parti au pouvoir. «C’est une tentative de vol qui a mal tourné. L’accusé devait donner la dot le 20 novembre en vue de son mariage prévu le 26 du même mois. Il a alors profité du Magal de Touba pour tenter de dérober de l’argent à la dame», soutient le substitut Saliou Ngom. Ce dernier demande que l’assassinat sur la personne de Fatoumata Mactar Ndiaye soit requalifié en tentative de vol avec usage d’arme et de violence sans intention de la donner. Toutefois, il soutient que la tentative d’assassinat contre Adama Bâ, fils de la défunte, est bien établie. S’appuyant sur les circonstances des faits et la personnalité de l’accusé «qui a fait preuve d’indiscipline», Saliou Ngom estime Samba Sow mérite la guillotine ou la chaise électrique. La peine de mort étant abolie au Sénégal, le parquet a finalement requis les travaux forcés à la perpétuité contre Samba Sow qu’il juge nuisible à la société.

Avocats de la partie civile, Mes Boubacar Dramé et Abdou Dialy Kane ne sont pas convaincus de l’innocence de Samba Sow. Ils estiment que l’accusé est bel et bien coupables des faits qui lui sont reprochés. «Samba Sow a fait preuve d’une violence inouïe assénant à Fatoumata Makhtar Ndiaye deux coups dans la cage thoracique et un à la cuisse», souligne Me Dramé. Abdou Dialy Kane abonde dans le même sens. Il ajoute que l’accusé a prémédité son acte en achetant un couteau deux jours avant les faits. La partie civile réclame 500 millions de francs Cfa pour la réparation du préjudice causé à la défunte vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) et à sa famille.

Quant à la défense, elle a plaidé l’acquittement pour la tentative de vol et l’assassinat. Le verdict sera rendu le 21 janvier prochain.