NETTALI.COM – Se sentant diffamé par l’hebdomadaire Jeune Afrique,  le ministre Oumar Gueye a traîné en justice le magazine panafricain. Il réclame 500 millions de francs Cfa pour laver son honneur. 

Entre le ministre Oumar Gueye et l’hebdomadaire Jeune Afrique, le contentieux va solder devant le juge. Oumar Gueye a saisi la justice pour laver son honneur après que Jeune Afrique a allégué dans un de ses numéros qu’il est cité dans une très sale affaire qui fait déjà du bruit en Espagne et au Cameroun. L’ancien ministre de la Pêche devenu patron du département des Collectivités territoriales, du Développement durable et des l’Aménagement des territoires est accusé d’avoir reçu des pots-de-vin de 9973,02 euros (environ 6 482 463 francs Cfa)

Le ministre  n’a pas comparu à la barre du tribunal correctionnel de Dakar. Béchir Ben Yahmed, le journaliste auteur de l’article incriminé, non plus. Toutefois, le ministre s’est fait représenter par son avocat Me Baboucar Cissé qui a déploré l’absence du prévenu.

Sur les faits, Me Cissé a soutenu que son client a été accusé «injustement alors qu’il ne connaît pas le ministre camerounais de la Défense» qui serait au coeur de cette affaire. «M. Oumar Gueye qui était ministre de la Pêche ne s’est jamais occupé dans l’exercice de ses fonctions ministérielles de questions d’armement. Il n’a jamais mis les pieds au Cameroun ni à titre privé ni dans l’exercice de ses fonctions ministérielles. Mieux, il ne connait aucune autorité de ce pays encore moins les dirigeants la société espagnole incriminée dans cette affaire», a encore martelé l’avocat. Pour lui,  Jeune Afrique était animé par «une intention manifeste» de nuire afin que Omar Gueye ne puisse pas être reconduit dans le gouvernement. C’est pour cette raison que la robe noire a réclamé au journal 500 millions de francs  pour le préjudice subi. Il a demandé que la future décision soit publiée dans le journal sous astreinte de paiement d’un montant de 10 millions par jour de retard.

Le parquet a demandé l’application de la loi. L’affaire est mise en délibéré au 26 novembre prochain.