NETTALI.COM – Selon le ministre sénégalais Mouhamadou Makhtar Cissé, les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) doivent collectivement élaborer les projets sous-régionaux, pour rendre effective l’intégration énergétique.

Hier, mercredi, à l’occasion de la Conférence de coopération dans le domaine des énergies dans la sous-région, le ministre Mouhamadu Makhtr Cissé a prôné une approche globale dans l’élaboration des projets visant l’intégration énergétique.  « Nos politiques ont pris conscience de l’étroitesse de nos marchés qui ne sont des marchés que de nom et toutes leurs initiatives d’intégration ont été bâties autour de ça. Ceci pour créer des marchés intégrés qui ont la taille d’un marché. Parce que les Etats, pris isolément, n’auront aucune existence géographique. C’est ça la réalité », fait remarquer le ministre de l’Energie.

« Dans une intégration régionale, on ne représente pas son pays, mais sa collectivité, l’ensemble. Il faut raisonner collectif pour être dans le cadre de la Cedeao », poursuit M. Cissé. Ce dernier informe que le Sénégal est en négociation avec la Guinée, depuis quelques années, dans le cadre de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) pour un contrat d’achat d’énergies. Toutefois, un accord n’a pas encore été trouvé entre les deux pays.

Makhtar Cissé trouve paradoxal que l’accès aux énergies pose. « Donc, cela demande d’agir. Mais pour agir efficacement, il faut une très bonne réflexion, de bonnes stratégies. Le défi numéro un de la sous-région est sécuritaire. Et une des solutions les plus efficaces pour l’adresser, c’est la question du développement économique et social. C’est sortir les Africains de la pauvreté, créer de la richesse, des emplois. Et ceci passe par l’énergie. C’est le pilier principal pour développer notre sous-région, nos pays et créer des emplois pour cette jeunesse africaine », explique-t-il.

Il a terminé son discours sur une note d’optimisme déclarant : « On a un potentiel hydro-électrique immense en Guinée et au Nigeria, de vastes plaines de soleil au Burkina et au Mali, comme au Sénégal où nous avons la chance d’être un Etat gazier. Tout cela doit permettre à chaque Etat de participer à ce marché d’échange d’électricité à condition que nos actions puissent être complémentaires. Qu’on ne soit pas dans des initiatives parallèles. Ainsi, on risque de se retrouver avec des surplus de production ou des déficits, alors qu’il y a un surplus quelque part ».