NETTALI – 2024 est un horizon politique chargé d’incertitudes. Alors que des analystes prêtent à Macky Sall de vouloir transformer “”Benno Bokk Yakaar en un grand parti présidentiel, Barthélemy Dias annonce la création d’une large plate-forme de la famille socialiste autour de Khalifa Sall. Dans les deux cas, c’est l’avenir du Ps qui se joue.

Dans sa publication du jour, Sud Quotidien annonce que « l’idée de la poursuite, au-delà de la présidentielle de 2024, du compagnonnage de la majorité présidentielle, fait son petit bonhomme de chemin, avec des propositions qui fusent au sein de ladite coalition ».

« De la transformation de ladite mouvance en un grand parti à l’idée d’une direction politique unifiée, en passant par la nécessité d’une analyse froide, pour éviter que des forces politiques de l’opposition actuelle prennent le pouvoir en 2024, la transformation «inédite» de Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) et de toute la mouvance présidentielle en une grande formation politique se cogite, en amont », précise le journal.

« Les remous internes au Parti socialiste (Ps), notamment la question de la succession du défunt Secrétaire général du parti, Ousmane Tanor Dieng, avec comme corolaire le maintien de l’ancien maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, en prison, remettent au goût du jour la volonté prêtée au chef de l’Etat, Macky Sall et à son camp d’œuvrer pour la constitution d’une grande formation politique qui réunirait toute la mouvance présidentielle », croit savoir Sud Quotidien.

Ainsi, la perspective de la transformation de Benno Bokk Yakkar en un grand parti présidentiel peut être reliée à celle de la constitution d’une plate-forme de membres de la famille socialiste autour de Khalifa Sall. L’idée a été agitée par Barthélémy Dias la semaine passée, dans une vidéo publiée à travers les réseaux sociaux. « Khalifa Sall n’est pas candidat au poste de secrétaire général du Parti socialiste. Son rayonnement dépasse, aujourd’hui, largement, le cadre du Parti socialiste », déclare Barthelemy.

Ainsi, l’ancien patron du Mouvement des jeunesses socialistes invite tous les héritiers de Léopold Sédar Senghor à se tenir prêts pour les combats futurs. « Le Parti socialiste n’est pas un mouvement de soutien. Nous allons nous regrouper dans une grande plate-forme pour défendre dignement les intérêts du Sénégal », se laisse-t-il convaincre, avant de promettre de revenir, très prochainement, sur les contours de ladite plate-forme.

En définitive, il est légitime de se demander si une partie des responsables socialistes fidèles à la démarche de Benno Bokk Yakaar n’a pas déjà donné son accord de principe pour la création de ce grand parti présidentiel. Ce ne serait pas une première, car, par le passé, le Bloc démocratique sénégalais de Léopold Sédar Senghor a absorbé plusieurs autres formations politiques de la Sfio de Me Lamine au Pra-Sénégal. C’est ce qui donna naissance au Parti socialiste actuel, au terme d’un processus qui dura de 1958 (naissance de l’Union progressiste sénégalaise-Ups) à 1976.