NETTALI.COM - Profitant de la journée d’hommage et de prières organisée à Thiès pour célébrer le centenaire de l’ancien président Abdoulaye Wade, Doudou Wade a exprimé ses inquiétudes face aux récents développements à l’Assemblée nationale. L’ancien président du groupe parlementaire du PDS estime que les démissions enregistrées ces derniers jours traduisent une situation inédite qui mérite l’attention du chef de l’État.
La célébration des 100 ans de l’ancien président Abdoulaye Wade a servi de tribune politique à Doudou Wade. À l’occasion de la journée d’hommage et de prières organisée à l’initiative de la fédération départementale du Parti démocratique sénégalais (PDS) de Thiès, l’ancien parlementaire est revenu sur l’actualité institutionnelle marquée par plusieurs mouvements au sein de l’Assemblée nationale.
Devant les militants et sympathisants réunis pour l’événement, Doudou Wade a fait part de ses préoccupations concernant les récentes démissions intervenues au sein du bureau de l’institution parlementaire. Selon lui, les événements survenus ces derniers jours constituent une première dans l’histoire politique du Sénégal.
« Les Sénégalais ont traversé en l’espace de deux jours une situation sans précédent dans ce pays », a-t-il déclaré, faisant référence aux démissions de deux vice-présidents de l’Assemblée nationale et aux réaménagements intervenus par la suite au sein de l’institution. Pour le responsable libéral, ces développements soulèvent des interrogations sur le fonctionnement et la stabilité des institutions à quelques jours de la clôture de la session parlementaire.
Estimant que la situation mérite une attention particulière, Doudou Wade a directement interpellé le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. « On a un sérieux problème. Il doit prendre ses responsabilités », a-t-il lancé devant l’assistance.
Sans détailler les mesures qu’il estime nécessaires, l’ancien député considère que le chef de l’État doit veiller à la préservation de la stabilité institutionnelle dans un contexte politique qu’il juge préoccupant.
Au-delà de la question parlementaire, Doudou Wade a également exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences que pourraient avoir les tensions politiques actuelles. Il a mis en garde contre toute tentative susceptible de fragiliser davantage le climat politique et social du pays.
Selon lui, les responsables politiques ont le devoir de privilégier le dialogue et la responsabilité afin d’éviter que les divergences institutionnelles ne se transforment en tensions dans l’espace public.
L’ancien président du groupe parlementaire du PDS a enfin invité l’ensemble de la classe politique à faire preuve de retenue et de sens des responsabilités. À ses yeux, la préservation de la paix sociale et de la stabilité institutionnelle doit demeurer une priorité, particulièrement dans un contexte marqué par de profondes recompositions au sommet de l’État et des débats nourris autour du fonctionnement des institutions.





