NETTALI.COM - À peine installé à la présidence de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a consacré une large partie de son discours à défendre son bilan à la tête du gouvernement, présentant son passage à la Primature comme une phase de transformation politique, économique et institutionnelle du Sénégal.
Face aux députés, le leader de PASTEF Les Patriotes a dressé le portrait d’une gouvernance de rupture fondée sur la transparence, la souveraineté économique et la moralisation de la vie publique. « Il y a quelques jours encore, j’étais à la tête du gouvernement. Mon bilan y est très précis », a-t-il déclaré.
Ousmane Sonko affirme avoir engagé plusieurs réformes majeures visant à révéler ce qu’il appelle les « réalités cachées » de la gestion publique.
Parmi les priorités qu’il revendique la renégociation de certains contrats stratégiques, la défense des intérêts économiques du Sénégal, et le respect des engagements pris devant les citoyens.
Le désormais président de l’Assemblée nationale soutient également avoir impulsé des réformes économiques importantes à travers des lois de régulation, la restructuration de secteurs en difficulté, la maîtrise du coût de la vie et la protection du pouvoir d’achat dans un contexte international jugé difficile.
Sur le terrain de la gouvernance, Sonko a insisté sur ce qu’il présente comme une politique de moralisation de la vie publique. « Moralisation de la vie publique, notamment pour tout ce qui concerne les fonds, la corruption, le train de vie de l’État et les réformes », a-t-il martelé.
Il affirme avoir placé au cœur de son action la lutte contre la corruption, la réduction des dépenses publiques, l’encadrement des finances de l’État et l’exigence de reddition des comptes.
L’ancien Premier ministre a également évoqué plusieurs dossiers sensibles gérés sous son autorité la lutte contre les inondations, le suivi des campagnes agricoles et le redressement de certaines entreprises nationales en difficulté.
Sur le plan sociétal, Sonko a aussi mis en avant ce qu’il appelle, « la protection des valeurs fondamentales de la société ». Une allusion directe aux débats autour d’une éventuelle législation contre l’homosexualité, sujet régulièrement porté par une partie de sa majorité politique.
À travers cette longue séquence consacrée à son bilan, Ousmane Sonko cherche manifestement à inscrire son passage à la Primature dans une logique de transformation structurelle de l’État.
Mais ce discours apparaît aussi comme une opération de repositionnement politique au moment où il prend les commandes du pouvoir législatif dans un contexte marqué par son départ brutal du gouvernement, les tensions avec l’Exécutif et les débats sur le partage du pouvoir au sommet de l’État.
Son installation au perchoir confirme ainsi l’ouverture d’une nouvelle phase politique où Sonko entend continuer à peser fortement sur les orientations nationales, désormais depuis l’Assemblée nationale.





