NETTALI.COM - Le Sénégal tourne une page historique de son système éducatif. Le Président de la République a officiellement acté la suppression du concours d’entrée en classe de Sixième à partir de cette session 2026, au profit d’un dispositif reposant désormais sur le seul Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE).
Cette réforme marque une rupture majeure dans l’organisation de l’enseignement élémentaire et du passage vers le cycle moyen. Désormais, l’accès en Sixième se fera automatiquement pour les élèves ayant obtenu le CFEE, mettant ainsi fin à un concours longtemps considéré comme une barrière sélective.
Le ministère de l’Éducation nationale présente cette mesure comme une étape clé dans la construction d’un système éducatif plus équitable, plus inclusif, plus démocratique et davantage conforme aux exigences de la scolarité obligatoire.
Si le concours disparaît, le CFEE est maintenu mais profondément réorganisé. Il devient désormais le principal instrument d’évaluation et de validation de la fin des études élémentaires.
Les autorités éducatives ont annoncé plusieurs ajustements : limitation des centres à 250 candidats maximum, deux surveillants par salle, un correcteur pour 80 copies et le renforcement de l’encadrement logistique et pédagogique.
La suppression du concours implique mécaniquement une augmentation du nombre d’élèves admis au collège. Le ministère a ainsi demandé aux inspections académiques d’évaluer les capacités d’accueil des collèges, d’identifier les besoins en personnel et de préparer les infrastructures nécessaires pour absorber les nouveaux effectifs. Un dispositif de soutien pédagogique pour les élèves de CM2 doit également être mis en place afin de faciliter la transition vers le moyen.
Cette décision s’inscrit dans un ensemble plus large de réformes éducatives engagées depuis plusieurs mois par les autorités sénégalaises. Elle découle notamment des orientations issues d’un Conseil interministériel consacré aux examens et concours. Le gouvernement ambitionne ainsi de moderniser le système éducatif national et d’adapter les mécanismes d’évaluation aux réalités actuelles de la scolarisation de masse.






