NETTALI.COM - Dans une publication, cette fois-ci, de Jeune Afrique, il est question des coulisses des discussions entre Diomaye Faye, Macron et le FMI, lors du sommet Africa Forward de Nairobi (11–12 mai 2026). Le magazine panafricain informe que le président Bassirou Diomaye Faye a reçu d’Emanuel Macron l’assurance que la France “ne laissera pas tomber” Dakar.
Ce dernier s’est engagé à jouer un rôle de facilitateur — auprès du FMI, des créanciers privés et des institutions multilatérales — sans toutefois s’exposer en première ligne sur ce dossier que l’Etat français tient pour sensible au sein de l’opinion sénégalaise.
Ainsi, JA croit savoir que ce geste de Macron vaut signal politique, au moment où le Sénégal joue une partie serrée avec le FMI. En témoigne la rencontre entre le président Diomaye Faye et Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI.
Selon toujours les confidences du magazine, il a été question des mécanismes d’échange de dette qui permettent au Sénégal de continuer à se financer sur le marché régional de l’UEMOA. Un état de fait qui témoigne encore de la marge de manoeuvre de l’Etat sénégalais. Or, dit-on, le FMI reste exigeant. Il attend des garanties strictes sur la viabilité de la dette à long terme. Notamment, sur la question de la soutenabilité réelle des finances publiques qui reste au centre des échanges entre les équipes techniques de Washington et celles du ministère de l’Économie.
Les discussions se poursuivent, donc, au grand dam de l’état des finances du Sénégal. JA fait aussi cas de l’inquiétude croissante du président ivoirien Alassane Ouattara, du fait qu’environ 40 % de la dette sénégalaise est aujourd’hui détenue par des banques ivoiriennes, soit près de 1 800 milliards de F CFA (environ 3,1 % du PIB ivoirien).






