NETTALI.COM- Réunis ce mercredi pour exprimer leur désarroi, les membres de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS) alertent sur une asphyxie financière qui menace la survie du secteur. Face au gel du prix de la baguette dans un contexte de flambée mondiale des intrants, les professionnels exigent une intervention immédiate de l’État pour éviter une paralysie de la distribution et des faillites en série.

La Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS) alerte l'opinion publique sur une conjoncture qu'elle juge désormais « critique ». Alors que l’ensemble des charges d’exploitation connaît une hausse vertigineuse, le tarif de la baguette demeure figé à 150 FCFA, une situation qui fragilise l'équilibre économique de toute la corporation.

Le constat dressé par les acteurs du secteur est alarmant : entre l'envolée des cours de la farine et de la levure, ainsi que le renchérissement de l'électricité et de la logistique, plus de 2 500 établissements et environ 42 000 postes de travail sont aujourd'hui en sursis.

Devant cette impasse budgétaire, la FNBS soutient qu'un ajustement du prix du pain s’impose désormais comme une nécessité absolue pour assurer la pérennité de l'activité.
Devant les médias ce mercredi 13 mai 2026, ils ont réclamé avec insistance l’organisation d’un conseil interministériel spécifiquement consacré aux problématiques de leur filière.

« Nous ne comprenons pas que tous les secteurs en difficulté aient droit à un conseil interministériel, sauf la boulangerie. Pourtant, cela fait des années que nous traversons des crises. Notre métier est menacé. Nous voulons préserver nos emplois et nos familles », a martelé Amadou Gaye, le président de la FNBS.
Faute de réponses tangibles de la part des autorités, les boulangers se disent prêts à engager un bras de fer. Ils préviennent que le maintien du statu quo les poussera à lancer des mobilisations d'envergure sur l'ensemble du territoire national, ce qui ne manquera pas de perturber gravement l’approvisionnement des populations.

« Si rien ne change, nous déclencherons des plans d’action avec une tournée dans toutes les régions. Cela aura un impact direct sur la distribution du pain », ont-ils conclu .