NETTALI.COM - L’ancien international sénégalais écope d’un an de prison avec sursis et de 10 millions FCFA de dommages et intérêts.

Le tribunal d’instance de Dakar, statuant en matière correctionnelle, a condamné ce 12 mai 2026 l’ancien international sénégalais El Hadji Ousseynou Diouf pour refus de paiement de pension alimentaire.

Le prévenu a été reconnu coupable et condamné à un an de prison avec sursis, ainsi qu’au versement de 10 millions de FCFA de dommages et intérêts. L’affaire a été portée devant la justice par Valérie Émilie Joséphine Leres Bishop, ex-épouse du joueur, agissant au nom de leur fille mineure. Elle reprochait à El Hadji Diouf de ne pas avoir respecté une décision judiciaire fixant une pension alimentaire mensuelle de 500 000 FCFA, assortie de la prise en charge des frais médicaux, pharmaceutiques et scolaires.

Selon la partie civile, l’ancien attaquant cumule près de 9 millions de FCFA d’arriérés pour la période allant de mars 2024 à septembre 2025. À cette somme s’ajoutent 559 200 FCFA de frais engagés pour l’entretien de l’enfant. Les avocats de la plaignante ont soutenu que le refus de paiement constitue un délit intentionnel, dès lors qu’il s’étend sur plus de deux mois, conformément à l’article 351 du Code pénal. Le procès s’est tenu en l’absence d’El Hadji Diouf, après plusieurs renvois.

La partie civile a également rappelé qu’un jugement de divorce rendu en juillet 2023 avait attribué la garde de l’enfant à la mère, tout en fixant les obligations financières du père. Le ministère public avait requis l’application stricte de la loi pénale. Le tribunal a suivi cette ligne en déclarant le prévenu coupable et en prononçant une peine assortie du sursis.

L’article 351 du Code pénal sanctionne le refus de paiement de pension alimentaire lorsque l’auteur s’abstient volontairement d’exécuter une décision de justice pendant plus de deux mois. La défense de la partie civile a notamment insisté sur la capacité financière présumée du prévenu, évoquant ses différentes sources de revenus.

Cette condamnation rappelle la fermeté des juridictions face au non-respect des obligations familiales. Elle illustre également la portée pénale du refus de paiement de pension alimentaire, même pour des personnalités publiques.