NETTALI.COM - Invité de l’émission Faram Faccee, le chroniqueur a exprimé son soutien à une éventuelle candidature de Macky Sall à l’ONU, tout en dressant un réquisitoire sévère contre le Premier ministre Ousmane Sonko.

Invité de l’émission Faram Faccee sur la TFM, le chroniqueur Badara Gadiaga a apporté un soutien appuyé à une éventuelle candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Selon lui, l’ancien chef de l’État dispose du profil et de l’expérience nécessaires pour diriger l’organisation internationale.

« Macky Sall a un destin prédestiné. Ce serait une victoire pour l’Afrique de le voir à la tête de l’ONU », a déclaré Badara Gadiaga, pour sa première sortie médiatique depuis sa libération de Rebeuss. Même sous bracelet électronique, le chroniqueur affirme une conviction qu’il inscrit dans une perspective continentale.

À ses yeux, l’accession de Macky Sall à ce poste constituerait à la fois une consécration personnelle et une avancée symbolique majeure pour le continent africain, longtemps absent des plus hautes fonctions onusiennes.

Au cours de la même émission, Badara Gadiaga a également livré une critique virulente du Premier ministre Ousmane Sonko. Face à l’animateur Pape Ngagne Ndiaye, il l’a notamment qualifié de « Premier ministre le plus limité de l’histoire politique du Sénégal ».

Le chroniqueur a dressé un bilan qu’il juge très négatif sur les plans économique et diplomatique, imputant directement la responsabilité au chef du gouvernement. Selon lui, le Sénégal est aujourd’hui « à terre » sur le plan économique, une situation qu’il attribue notamment aux déclarations d’Ousmane Sonko sur une supposée dette cachée, lesquelles auraient, à ses yeux, fragilisé la confiance des partenaires et des investisseurs.

Sur le plan diplomatique, il estime que l’image du Sénégal est « écornée » et que la diplomatie nationale est en « dégringolade », traduisant une perte progressive d’influence sur la scène régionale et internationale.

Badara Gadiaga a par ailleurs dénoncé le silence du pouvoir face aux critiques, qu’il interprète comme un aveu de faiblesse. Deux ans après l’arrivée du nouveau régime, il considère que les autorités n’ont pas suffisamment défendu leur bilan.

Poursuivant son analyse, le chroniqueur a reproché à Ousmane Sonko un style de gouvernance trop centré sur les détails, jugé incompatible avec les exigences de la fonction de Premier ministre. Il a estimé que le chef du gouvernement devrait davantage incarner une vision d’ensemble, déléguer et arbitrer, plutôt que de s’impliquer dans la gestion quotidienne.

Il est également allé jusqu’à affirmer que le Premier ministre aurait « désacralisé l’institution », évoquant une perte de dimension symbolique et protocolaire de la Primature.

Enfin, Badara Gadiaga s’est exprimé sur l’arrestation de Farba Ngom, proche de l’ancien président Macky Sall et membre de l’Alliance pour la République. Qualifiant la procédure d’« incompréhensible », il a évoqué « un kidnapping à la limite », dénonçant ce qu’il perçoit comme un manque de transparence dans la conduite de cette affaire.

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes entre l’ancien pouvoir et les autorités actuelles, ravivant les débats sur la gouvernance et le fonctionnement de la justice au Sénégal depuis l’alternance de mars 2024.