NETTALI.COM - La mission d’information parlementaire relative à la commercialisation des produits de marque Softcare au Sénégal poursuit ses travaux. Dans un communiqué rendu public, hier vendredi 6 mars, elle a informé l’opinion que ses investigations se déroulent dans le cadre des prérogatives de contrôle reconnues à l’Assemblée nationale par la Constitution et par son Règlement intérieur.
Selon la note signée par la députée Khady Sarr, présidente de la mission, le Bureau de l’Assemblée nationale a décidé, au cours du mois de février dernier, de proroger le mandat de cette instance. Initialement prévue pour s’achever plus tôt, la mission dispose désormais d’un délai supplémentaire pour finaliser ses investigations. Ses travaux se poursuivront ainsi jusqu’au 5 avril prochain au plus tard.
La mission indique qu’elle entend poursuivre les auditions des différentes parties concernées ainsi que l’analyse des documents techniques et administratifs liés au dossier. Des diligences de vérification sont également menées afin d’établir une lecture complète des faits. L’objectif est de dégager une appréciation parlementaire fondée sur plusieurs éléments, notamment la chronologie des événements, la conformité des procédures mobilisées, la traçabilité des constats effectués et les responsabilités administratives éventuellement engagées. Elle souligne que sa démarche repose sur une méthode “rigoureuse, contradictoire et pleinement documentée”.
Dans son communiqué, l’instance parlementaire tient également à préciser qu’elle conduit ses travaux en toute indépendance par rapport aux missions ou enquêtes initiées par le pouvoir exécutif, notamment celles issues du comité ad hoc mis en place par le gouvernement. “Elle appréciera les faits au regard des éléments probants recueillis et en tirera souverainement les conséquences”, précise le document. Au terme de ses travaux, la mission déposera un rapport qui sera soumis à un débat en séance plénière de l’Assemblée nationale. Cette procédure vise, selon ses membres, à garantir la transparence, la redevabilité publique et une information complète des citoyens.
La mission réaffirme par ailleurs son attachement au respect des secrets légalement protégés, des droits des personnes ainsi qu’aux exigences de sérénité et d’impartialité qui encadrent le contrôle parlementaire. Elle appelle enfin les administrations, organismes publics, opérateurs et autres parties prenantes concernés à poursuivre une coopération “pleine et sincère”, dans l’intérêt de la santé publique et de la confiance des consommateurs.






