NETTALI.COM - Devant l’escalade des tensions militaires mondiales, le Gouvernement sénégalais passe en mode veille stratégique. Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 4 mars 2026, le Premier ministre a annoncé la mise en place d'un dispositif de pilotage de crise sous la supervision de la Primature, visant à protéger l'économie nationale contre les chocs d'approvisionnement et l'inflation importée, tout en garantissant la fluidité des flux logistiques essentiels.

L'analyse de la conjoncture internationale actuelle laisse apparaître des menaces sérieuses sur les routes commerciales globales. Le Premier Ministre a particulièrement exposé les risques de perturbations au niveau du Détroit d’Ormuz. Selon le chef du gouvernement, ces menaces ne se limitent pas à une simple « fermeture physique », mais pourraient se traduire par une combinaison redoutable de facteurs déstabilisants, incluant un choc de prix brutal, un renchérissement du fret et de l'assurance, ainsi qu'une tension accrue sur les approvisionnements critiques du pays.

Pour faire face à cette vulnérabilité, l'exécutif a défini une ligne de conduite rigoureuse. La doctrine adoptée pour le Sénégal consiste désormais à « protéger les flux essentiels, cibler le soutien public, prévenir la spéculation et centraliser les arbitrages ». Cette approche vise à anticiper les déséquilibres du marché et à éviter que les coûts logistiques internationaux ne pèsent trop lourdement sur le panier de la ménagère et sur la compétitivité des entreprises locales.

Afin de rendre cette stratégie opérationnelle, le Chef du gouvernement a décidé de formaliser la réponse gouvernementale par la création d'un dispositif de pilotage de crise directement rattaché à la Primature. Cet organe s'appuiera sur des outils de gestion rigoureux pour éclairer la décision publique au plus haut niveau.

À cet effet, informe le communiqué, « une matrice hiérarchisée de décisions a été élaborée » et des rapports de situations consolidées seront régulièrement dressés à l’attention du Chef de l’État pour garantir une réactivité optimale de l'appareil gouvernemental.