NETTALI.COM - La polémique liée à l’arrivée de Starlink sur le marché de l’Internet au Sénégal continue de plus belle. En effet, le jeudi 12 février, la Coordination des syndicats des opérateurs télécoms a publié un communiqué pour poser un certain nombre de questions. D’abord, elle demande à savoir combien Starlink, dont le propriétaire est vingt fois plus riche que le Sénégal, a payé pour son entrée sur le marché sénégalais. Pourquoi n’y a-t-il pas d’appel d’offres, comme c’est actuellement le cas en Mauritanie ? Quel est le régime d’exploitation sous lequel Starlink opère au Sénégal (licence ou autorisation) ? Quel est le contenu de son cahier des charges ? Nos autorités le considèrent-elles comme un FAI comparable à Sonatel, Yas et Expresso ou comme un FAI comparable à ARC et WAW ? “Voilà les questions auxquelles le gouvernement du Sénégal peine à apporter des réponses.

Il ne s’agit nullement pour nous de nous dresser contre la concurrence, mais plutôt d’exiger la transparence dans un secteur aussi vital et stratégique pour notre nation que celui du numérique. Comment l’État peut-il rendre publics les montants des licences des opérateurs et des FAI et devenir aphone en ce qui concerne Starlink ?

"On peut valablement douter et considérer que l’intérêt du Sénégal n’a pas été souverainement défendu”, s’est interrogée la Coordination des syndicats des opérateurs télécoms.

La Coordination annonce le lancement, dans les prochains jours, d’un Front national pour la transparence et la souveraineté numérique, ainsi qu’une série de rencontres d’échanges avec l’ensemble des acteurs du numérique, la société civile et toutes les forces vives de la nation.