NETTALI.COM - La Gendarmerie nationale du Sénégal a traité 10 407 infractions en 2025, dont 1 640 crimes et 8 767 délits, selon son rapport annuel présenté par le colonel Abdoulaye Camara. Les données révèlent une pression sécuritaire persistante, mais aussi une amélioration du taux d’élucidation et un renforcement de la lutte contre les nouvelles formes de criminalité.

La Gendarmerie nationale du Sénégal a intensifié ses actions de lutte contre la criminalité en 2025, avec un total de 10 407 infractions traitées sur l’ensemble du territoire, dont 1 640 crimes et 8 767 délits. Ces chiffres ont été dévoilés par le colonel Abdoulaye Camara lors de la présentation du rapport annuel des activités de l’institution.

Les interventions de la Gendarmerie ont concerné plusieurs types d’infractions affectant la sécurité des personnes et des biens. Parmi les cas les plus fréquents figurent :

  • 1 291 cas de coups et blessures ;
  • 1 663 vols simples ;
  • 837 vols aggravés ;
  • 796 abus de confiance ;
  • 689 cas d’escroquerie.

Ces statistiques traduisent, selon l’institution, la persistance de menaces sécuritaires, mais également la mobilisation opérationnelle des forces de gendarmerie pour y faire face.

Sur le plan territorial, la région de Dakar demeure la plus exposée à la criminalité, avec 2 946 crimes et délits recensés en 2025. Cette situation s’explique notamment par la forte densité urbaine et l’intensité des activités économiques.

D’autres zones urbanisées, comme Tambacounda, présentent également des niveaux élevés d’infractions. À l’inverse, les régions de Kaolack, Matam et Sédhiou affichent des niveaux de criminalité plus modérés, avec un taux d’élucidation atteignant 99 %, selon le rapport.

Face à l’émergence de nouvelles formes de délinquance, la Gendarmerie a renforcé ses dispositifs de prévention et de détection, notamment dans le domaine du numérique. En 2025, 99 cas de criminalité informatique ont été enregistrés et tous ont été élucidés.

L’institution met également en avant le rôle des patrouilles renforcées, du développement du renseignement et de la sécurisation des zones sensibles ainsi que des corridors de trafic.

Le rapport souligne une amélioration globale des résultats opérationnels. Le nombre de personnes déférées devant la justice a progressé de 6,24 %, tandis que le taux d’élucidation des infractions a augmenté de 5,19 % par rapport à l’année précédente.

Pour la Gendarmerie nationale, ce bilan traduit une montée en puissance des dispositifs de prévention et de répression, ainsi qu’une capacité d’adaptation face à l’évolution des formes de criminalité.