NETTALI.COM- Suite à l'inquiétude suscitée par l'affaire Pape Cheikh Diallo relative au risque de propagation du VIH Sida, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique rassure les populations que toutes les mesures nécessaires à la protection de la santé publique continuent d’être mises en œuvre.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, réagissant à des soupçons de transmission volontaire du VIH/SIda par de présumés homosexuels lors d'actes sexuels contre-nature a tenu à rassurer la population. Le ministère informe que « les mesures nécessaires à la protection de la santé publique continuent d’être mises en œuvre, en collaboration étroite avec les acteurs sanitaires, communautaires et institutionnels ».

Dans un communiqué, le ministère de noter : « suite aux nombreuses questions suscitées par l’actualité concernant la transmission du virus du Sida, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique souhaite apporter les précisions suivantes ».
Il a en outre précisé que les personnes bénéficiant d’un traitement efficace peuvent atteindre une charge virale indétectable.
« Dans ce cas, elles ne transmettent plus le virus, ni à leur partenaire, ni à leurs enfants pour les femmes enceintes » a indiqué Ibrahima Sy.
Rappelant que le Sénégal a mis en place un programme de lutte contre le VIH/Sida sous la coordination du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), le ministère rappelle que « le contrôle de la transmission du VIH dans notre pays repose principalement sur l’accès de toutes les populations aux moyens de prévention, notamment l’utilisation des préservatifs, aux services de dépistage, ainsi qu’à l’accès universel aux traitements antirétroviraux ».

D’après la tutelle, les nouvelles infections sont réduites, la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH est améliorée, contribuant à limiter la transmission au sein de la population générale.

Le ministère de la Santé souligne que les bons résultats obtenus par le Sénégal en matière de lutte contre le VIH/Sida et sa transmission sont le fruits de stratégies qu’il a mises en oeuvre.
« Ces stratégies ont permis de dépister près de 90% des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique et 92% d’entre elles ne transmettent plus le virus » ajoute le communiqué.

Le MSHP invite par ailleurs chacun à faire preuve de retenue afin d’éviter toute stigmatisation, qui peut compromettre la continuité des soins et mettre des vies en danger, notamment celles d’enfants et d’adolescents nés avec le VIH et qui suivent des traitements essentiels à leur survie.

Il réaffirme l’engagement de toutes les structures de santé à fournir des soins de qualité dans le respect de la dignité humaine, de la confidentialité, de l’éthique et des règles déontologiques. Il appelle également à la responsabilité collective et à la solidarité nationale dans la lutte contre le VIH/Sida.