NETTALI.COM – Quelques heures après la plainte de la présidente du comité d’organisation de Miss Sénégal contre l’administratrice de la page « Femmes Chics », Mariama Kébé dite Mamico Coco, c’est la réponse du berger à la bergère. Maimouna Astou Yade, Présidente de J-Guen, activiste et féministe, va, à son tour, saisir la justice contre Aminata Badiane.

En riposte à la plainte de Aminata Badiane, Maimouna Astou Yade, Présidente de J-Guen, activiste et féministe, a annoncé qu’une plainte collective sera déposée contre la présidente du comité d’organisation de Miss Sénégal, demain, pour apologie de viol et bien d’autres faits graves. « Mobilisation ce mercredi 24 Novembre à 9h au tribunal pour déposer collectivement nos plaintes individuelles contre Aminata Badiane et le comité d’organisation de Miss Sénégal devant le Procureur de la République », harangue la plaignante.

L’activiste annonce ainsi leur engagement à soutenir leur camarade Mamico Coco, non sans préciser : « Aujourd’hui nous devons nous lever unanimement en tant que femmes pour dénoncer les violences contre les femmes et ce sera notre belle manière de lancer les 16 jours d’activisme au Sénégal. Cette action est portée par l’ensemble des groupes de femmes sur Facebook, les organisations féministes et les activistes féminines. Elle ne porte l’effigie d’aucune organisation formelle ni d’aucune personne particulière. C’est l’action des femmes sénégalaises ».

Pour mémoire, Mariama Kébé alias Mamico Coco, administratrice du groupe Facebook « Femmes chics », a été traduite devant la justice par Amina Badiane, présidente du comité d’organisation de Miss Sénégal. Elle n’est pas la seule car, Messieurs Kader GADJI et X ont été également visés dans la plainte.

Les avocats de Aminata Badiane indiquent au sujet de leur cliente : « à ce jour, elle est victime d’une vindicte publique qui n’aurait rien d’extraordinaire si elle n’était assortie d’infractions à la loi pénale, non prescrites, commises sur le territoire national et dont les auteurs (es) sont identifiés ou identifiables. A ce jour, sa vie est mise en danger. Son numéro de téléphone portable a été délibérément diffusé sur les réseaux sociaux. Elle a reçu des menaces de mort et des appels téléphoniques malveillants ».