NETTALI.COM – A peine avons-nous fini de parler de l’affaire Falla Paye, du nom de ce dentiste qui a tué ses trois enfants avant de se donner la mort, qu’une autre affaire vienne occuper l’espace médiatique, retenant le souffle de tout un pays. Eh bien, l’affaire du supposé viol de la Miss 2020, Ndèye Fatima Dione, n’est pas prête d’être enterrée. Des affaires en somme bien glauques qui s’accumulent et qui mettent à rude épreuve, les émotions des sénégalais. Mais la question que tout le monde se pose dans cette affaire qui fait l’actualité, est de savoir s’il y a eu viol ou pas, même si d’aucuns ont déjà tiré des conclusions bien hâtives.  

Difficile en effet de savoir s’il y a eu viol ou pas dans cette affaire. L’on ne peut en effet se fier aux seules accusations de la Miss Sénégal 2020, surtout qu’elles ont été faites bien tardivement, soit plus d’un an après les supposés faits. Mais l’on ne non peut plus affirmer qu’il n’y ait pas eu viol. De même qu’on ne peut écarter l’existence d’un scandale, comme du reste beaucoup de supports de la presse ont eu à le relever. Le fait qu’une des jeunes femmes, censée être protégée par un Comité d’organisation qui l’a propulsée au milieu de cette institution, en soit arrivée à tomber enceinte, est de tout même une faute grave. Qu’on ne nous invoque surtout pas la majorité de la jeune femme, comme l’a fait la dame Dione et non moins présidente du comité d’organisation. La majorité est une notion importée de l’Occident, et il est nécessaire de relativiser son invocation. En effet sous nos cieux, en dehors de certaines situations exceptionnelles, les jeunes femmes vivent chez leurs parents jusqu’au mariage, et même parfois jusqu’à un âge très avancé. Les garçons également. Il convient d’ailleurs de préciser au passage, que le viol n’a rien à voir avec la majorité ou la minorité. Toute conjonction sexuelle non consentie, constitue de fait un viol.

Personne ne sait, à l’heure actuelle, si viol il y a eu ou pas. Donc, il revient raisonnablement à la jeune miss d’apporter la preuve de ses allégations. Plusieurs hypothèses peuvent être émises. Première hypothèse, soit, il y a eu viol et la jeune femme ignore l’auteur du viol. Cela voudrait dire qu’il aurait pu être commis en groupe ou avec par des individus différents voire même qu’elle ait été inconsciente, au moment des supposés faits, ainsi qu’elle a semblé le faire comprendre dans ses explications. Deuxième hypothèse, elle sait qui est l’auteur de ce supposé viol, et en ce moment, elle doit être en mesure d’apporter la preuve de ses allégations en indiquant le lieu, la date, le contexte, les circonstances etc. Troisièmement, il y a pas eu viol du tout et en ce moment-là, il pourrait bien s’agir d’un règlement de compte ou d’une frustration mal contenue. Bref, une accusation de viol est bien lourde pour le comité d’organisation et n’est pas à prendre à la légère. Tout comme le fait d’être violée. D’où la nécessité d’ouvrir une enquête pour élucider cette affaire.

Beaucoup y sont en tout cas allés de leurs commentaires en pointant du doigt le fait que la jeune Miss ait attendu aussi longtemps, soit 5 mois après la naissance de son enfant pour enfin dénoncer un viol dont elle serait victime. D’aucuns se sont même demandés pourquoi elle n’a pas dénoncé l’auteur du supposé viol, voire même porté plainte. D’autres se sont permis de crier au proxénétisme en cours dans ces milieux, notamment ceux du mannequinat et autres, sans toutefois savoir de quoi retourne cette histoire. L’histoire racontée par la jeune femme peut paraître vraisemblable aux yeux de beaucoup de monde, mais le caractère vraisemblable et les supposés faits tels que relatés, ne suffisent nullement pour accréditer la thèse du viol, qu’il ne s’agira toutefois point de banaliser et d’occulter.

Même le phénomène « mee too » qui a suivi sans qu’aucune Miss n’ait toutefois dit avoir été violée, ne devrait point soulever les passions. Il a le mérite de mettre en lumière de supposées pratiques en cours qu’il faudra de toute façon vérifier et donner un coup de pied dans la fourmilière, si ces faits venaient à être vérifiés. Le Live organisé sur un réseau social par Mamico Coco, une des personnes à l’origine de la pétition lancée pour le retrait de la licence au Comité Miss Sénégal, a été l’occasion d’un grand déballage. L’instant de soulagement de toutes les peines et frustrations accumulées par des jeunes femmes rêvant d’être élues reines de la beauté sénégalaise. Il a été l’occasion pour d’anciennes miss, notamment Miss Kédougou, Dakar, Kolda, Sénégal, etc de faire état des fausses promesses, de l’insécurité vécue ainsi que les désillusions qu’elles ont subies. Voire de Miss kaolack mentionnée par l’Observateur à la une et qui a avoué sa relation avec un ministre, parlé de sa grossesse et de son enfant, tout en écartant tout viol. Certaines miss sous couvert de l’anonymat, ont toutes confirmé des propositions indécentes qu’elles ont reçues. Comme cette candidate au concours Miss Sénégal 2019 qui a exprimé beaucoup de regrets : « C’est l’occasion de tout révéler. En participant, j’ai eu toutes sortes de propositions salaces. On est tous responsables de cette situation. Si on avait parlé, en 2019, peut être que ce qui est arrivée à Fatima ne serait pas arrivé. »

Tout ceci ne prouve pas qu’il y ait eu viol, mais montre qu’il y a un malaise dans cette institution qu’il conviendra de scruter à la loupe. L’on a en effet cette fâcheuse tendance sous nos cieux à hurler avec les loups. Et le brouhaha causé par cette accusation de viol a créé une grande confusion.  C’est pourquoi l’opinion publique ne doit pas être la juge de cette affaire dans ce qu’elle comporte d’opinions multiples, hétéroclites et d’émotions qu’elle charrie. Bref une histoire comme on n’aimerait pas en avoir en voir dans cette société sénégalaise si pétrie de foi et peuplée de gens émotifs.

Une réponse malheureuse et des excuses…

« Elle ne doit pas avoir de caractère alors, car, un viol implique deux personnes… Ses accusations ne sont pas fondées, car, si on te viole, c’est que tu l’as cherché. Elle est majeure », a déclaré Aminata Badiane, présidente du Comité d’organisation, en réponse aux accusations de viol de Ndèye Fatima Dione. Comment peut-on confier la destinée de jeunes femmes âgées entre 18 et 21 ans à une personne qui ne sait pas maîtriser ses émotions et communiquer avec elles ? Des propos indignes et un langage qui la discrédite d’office, tout en la disqualifiant de sa responsabilité. La présidente aurait dû prendre en charge la question au moment où la jeune femme a commencé à se plaindre, voire l’apaiser et chercher à savoir de quoi l’affaire retourne, plutôt que de sortir pareilles inepties. Ces pétitions dont on dit qu’elles ont atteint la barre des 50 000 signatures, n’avaient même pas à vrai dire lieu d’être. Ce qui pose la question de la responsabilité et du contrôle que l’Etat aurait dû exercer, sous couvert du ministère de la Culture, du Tourisme et voire même de la Femme… Des propos qu’elle n’aurait jamais prononcé, si elle savait le tollé que cette affaire allait provoquer et à quel point sa réputation allait prendre un sacré coup.

Il aura d’ailleurs fallu que Pape Faye, membre du comité d’organisation, prépare le terrain et annonce sa sortie dans la même journée du vendredi 19 novembre pour qu’Aminata badiane, en conférence de presse, daigne enfin s’excuser, face à une opinion publique bien braquée et indignée. Pape Faye aura quelque peu permis d’atténuer les propos d’Aminata Badiane, déclarant qu’ils relèvent d’une erreur de communication. « Elle ne voulait pas heurter les Sénégalais, elle a été trahie par ses émotions, mais elle ne voulait nullement choquer», a précisé celui-ci, vendredi 19 novembre dans une interview accordée à IGFM.

Prenant la balle au rebond, la présidente du comité d’organisation a reconnu s’être trompée. Elle ne pouvait en aucun cas faire l’apologie du viol, d’autant plus que le comité Miss Sénégal lutte contre cela. Selon elle, les violences faites aux femmes faisaient partie des thèmes abordés en culture générale à l’occasion du concours de «la plus belle femme du Sénégal». Si réellement les accusations formulées sont avérées, a-t-elle ajouté, elle est prête à collaborer avec la justice pour la manifestation de la vérité. Aussi, a-t-elle présenté ses excuses : « Si mes propos ont heurté les Sénégalais, je présente mes excuses ». Difficile en tout cas de comprendre comment elle a pu répondre de cette manière-là ?

Des excuses qui arrivent hélas bien trop tard. Le mal est déjà fait. Aminata Badiane a fait preuve d’une certaine légèreté dans le langage. Mais elle n’avait pas dit que cela. La présidente du Comité d’organisation de Miss Sénégal avait en effet relevé que le règne de Miss Sénégal 2020 n’a duré qu’un mois. Car, elle a gagné en janvier, et au mois de mars, la Covid est venue. « Elle n’est pas sortie du pays, à cause des restrictions et de la fermeture des frontières. Il n’y avait pas de voyage, ni d’évènements. En plus, elle est tombée malade, pendant des mois, environ 7 mois. Elle a disparu pendant 7 mois, pour revenir réclamer ses droits. Elle a été invitée. On lui a écrit un courrier, une lettre, elle a été invitée. Mais, elle n’est pas venue. On n’allait pas courir derrière elle. Parce qu’on a fait ce qu’on devait faire. Nous ne lui avons jamais promis un véhicule. Nous faisons Miss Sénégal autrement. Nous leur offrons des bourses, des voyages, etc. Elle doit donner des justifications de sa disparition…. »

Des propos qui ont en tous cas heurté l’opinion sénégalaise et certainement au-delà. Et c’est la raison pour laquelle, Miss Sénégal a eu droit à la défection de sponsors, tels que CFAO Motors qui, à travers un communiqué, a annoncé la fin de son partenariat avec le comité Miss Sénégal. E-médias de sortir également un communiqué pour demander le retrait de son logo.

Dans des interviews accordées à la presse, Ndèye Fatima Dione est revenue sur les détails qui ont conduit à ce ‘’viol’’ et les raisons de son éloignement du Comité d’organisation de ce concours de beauté. Elle a entre autres expliqué le diner avec trois amis arabes d’Aminata Badiane, présidente du comité d’organisation, au Radisson qui étaient sur place ; l’invitation à « aller dans les suites de ces derniers » ; son refus de coopérer, alors que l’un d’eux lui tenait la main, alors qu’elle continuait de manipuler son téléphone. La Miss Sénégal 2020 nous a appris que durant cette soirée, elles étaient toutes « en couple ». « L’homme qui était avec Amina, a débarrassé la table et m’a demandé de monter dessus pour danser. J’ai refusé et ils ont insisté et je leur ai dit que je ne savais pas danser, en plus, j’avais mal au pied. Après cette scène, j’ai continué à manipuler mon téléphone. Et cette attitude a énervé le gars qui était à mes côtés et il a boudé. Il est allé se coucher. Je suis restée seule, un moment, et j’ai demandé à Amina si je pouvais me retirer et aller me coucher. Elle m’a dit : « oui, puisque tu ne sers à rien. Tu ne tiens compagnie à personne, tu peux aller dormir », a ajouté celle-ci. C’est ainsi que j’ai pris la carte de ma chambre et je suis allée dans ma chambre », a-t-elle renchéri.

Poursuivant son récit, celle-ci nous a appris que quand elle s’est couchée jusqu’à 3h du matin, Alberta est venue dans la chambre « avec une montre en or et elle m’a dit qu’elle lui a été offerte par le gars qu’elle a tenu compagnie ». « Selon elle, le gars lui a dit qu’elle pouvait sortir avec lui, sans qu’Amina ne soit au courant et qu’il pouvait s’occuper de ses besoins à l’insu d’Amina. C’est Alberta qui me l’a confié. On s’est couché après Alberta et moi ». « Après cette nuit, je n’ai pas compris ce qui s’est passé. A mon retour chez moi, j’ai commencé à tomber malade, fréquemment. Quand on est allé à l’hôpital, pour la première fois, on nous a dit que c’était le début d’un fibrome. Mais, après des analyses plus poussées, il s’est avéré que j’étais enceinte de 4 mois. Je ne voulais pas que cette affaire soit rendue publique et, depuis l’interview de ma mère, nos proches nous appellent de partout pour la blâmer. Ils soutiennent qu’il fallait protéger mon image », s’est désolée la jeune fille.

La miss 2020 de revenir au lendemain de ce diner : « Amina, je ne l’avais pas revue, jusqu’au matin. Elle est venue dans notre suite et on a pris le petit déjeuner ensemble, avant de revenir sur Dakar. On devait, ce jour même, aller au Maroc. Et le coordonnateur est venu me voir pour me reprocher de ne pas bien m’être bien occupée des autorités, la veille. Je lui ai servi la même réponse : que je ne comprenais pas ce qu’ils disaient. Et je lui ai dit que je n’étais pas à l’aise. Et il s’est ensuite tourné vers Alberta pour la féliciter de s’être occupée de leurs hôtes. Il s’est retourné vers Amina et lui a dit : ‘’pas de voyage’’ (pour Fatima). Anima a confirmé et, après, elle a ajouté : «quand une jeune est malpolie, je sais comment m’occuper d’elle ».

Ndèye Fatima rapporte que, pendant ces jours-là passés à Dakar, elle avait arrêté ses cours pour préparer ledit voyage. Donc, il révèle : « Je me suis levée, aussitôt. Je leur ai dit que, puisqu’il n’y a plus de voyage, je compte retourner chez moi, à Fatick, pour poursuivre mes cours. Ils m’ont répondu que rien ne me retenait sur place. C’est là qu’a démarré le problème et c’est à la suite de cette affaire qu’ils m’ont écartée ».

Que faire de Miss Sénégal ?

Vendredi 19 novembre, la presse écrite s’était largement faite l’écho de l’affaire de supposé viol, mais aussi de la grossesse de la jeune miss 2020 et de son bébé de 5 mois. Dans ces éditions du week-end du 20 au 21 novembre, elle est allée plus loin en évoquant les dessous de cette affaire, certains journaux dépeignant le milieu « comme une mafia », tout en démentant cette auto saisine du procureur de la république, en mettant en exergue le souhait de Jamra de voir l’action judiciaire enclenchée. Sauf qu’en fait d’auto saisine, certains médias qui en ont fait l’écho, se sont trompés. Une auto saisine aurait été matérialisée par une activation de la section de recherches ou de la Division des investigations criminelles. Ce qui veut dire que certains journaux ne doivent point faire l’économie de la vérification et du recoupement de l’info avant diffusion.

Mais ce qu’il a été sidérant d’entendre à l’émission « Jakarloo » du vendredi 19 novembre, c’est que depuis l’abandon de l’organisation de Miss Sénégal par feu Moïse Ambroise Gomis, avant son décès, un Italien serait derrière, si on en croit cette information précisée par deux fois par Abdoulaye Der, l’animateur. De quoi se demander, si l’info est évidemment avérée, la raison pour laquelle cette institution certes importée de l’étranger, devrait-elle être entre les mains d’étrangers ?

Au-delà, il s’agit de s’interroger sur l’origine de cette institution et son utilité. Miss Sénégal, voici une institution importée comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Ce qui pose la question de notre identité culturelle et de notre posture de pays « attrape tout » de ce qui vient de l’étranger. Pays d’éternels consommateurs sans recul, ni adaptation à notre culture. Que l’on se comprenne bien, le modèle de beauté sénégalais n’est pas celui qui est primé. Ce sont des jeunes lianes aux jambes interminables, au corps harmonieux, à la démarche stéréotypée et à la « tête bien faite » et qui ne sont au fond que le modèle de beauté occidental.

Se pose dès lors la question de notre appropriation de cette institution. Que penser de ces maillots de bain dans lesquels, elles apparaissent lors des défilés et qui dévoilent toutes leurs formes dans ce qu’elles ont de plus avantageux et de plus impudiques ? Des postures qui n’auraient jamais pourtant dû être tolérées dans ce pays de puritains et dont les fils se vantent souvent de ses hommes religieux et valeureux en bombant le torse.

Mais étant donné que Miss Sénégal est une institution autorisée par la loi, se pose aussi la question du futur de ses Miss. Elles rêvent toutes de cette consécration. Elles sont jeunes et sont à peine sorties de la majorité (entre 18 et 21 ans). C’est cela qui doit pousser à mieux les protéger et ne pas juste les présenter à l’aune de leur plastique. La tentation est en effet grande pour toutes ces filles qui découvrent des univers inconnus et fascinants, caractérisés la plupart du temps par le luxe, les hôtels, l’argent, le bling bling. Un phénomène du paraître, du succès de plus en plus perceptible dans notre société avec ces jeunes femmes et jeunes hommes qui sont prêts pour certaines à se déshabiller dans des téléfilms et à jouer les aguicheuses, au nom d’une volonté de singer les réalités qui viennent d’ailleurs. Ils ou elles veulent aussi devenir des animateurs ou animatrices voire des stars de la chanson.

Les faits sont là pour nous monter que beaucoup de Miss sont aujourd’hui obligées de se reconvertir dans l’animation ou le métier d’actrice pour continuer à être sous le feu des projecteurs, sans que cela ne leur apporte grand-chose. De même, les exemples existent de jeunes femmes dans la chanson qui ont mal tourné, victimes d’une certaine immaturité et d’une cupidité qui les ont perdues, par déficit d’encadrement.

Miss Sénégal faisait rêver avant et suscitait un engouement populaire. L’institution a aujourd’hui perdu de sa superbe et s’organise dans une certaine confidentialité. Pour ceux-là qui pensent que Miss Sénégal est un symbole de l’économie de la mode et un outil de promotion de l’image du Sénégal, l’Etat n’aurait-il pas dû en faire un projet digne de ce nom et l’encadrer, tout en étant soucieux de l’avenir de ces jeunes femmes ?  Mais promouvoir notre pays à travers des ambassadrices laissées à elles-mêmes et en confier la responsabilité à  des personnes aux compétences non avérées, tout en fondant cela sur un idéal de beauté qui n’est pas le nôtre, relève de la démission. Tout simplement.

C’est à l’Etat de reprendre l’institution en main s’il décide de la maintenir en la confiant au ministère de la Culture, du Tourisme, voire de la Famille, si elle a encore quelque utilité pour lui. Sinon il ne va servir qu’aux intérêts privés et au grand dam de ces jeunes femmes.

Il ne sert en tout cas à rien d’attendre que le mal soit fait pour que les autorités pondent des communiqués. Comme celui du ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants qui a plaidé pour que cette affaire soit élucidée. Heureusement qu’on n’a pas attendu le ministère de Ndèye Saly Diop Dieng pour demander que l’affaire soit prise en charge. De vrais médecins après la mort !