NETTALI.COM – La commune de Joal est secouée par une affaire de mœurs qui place au cœur des récriminations, une femme mariée et son amant, un charretier, marié à 3 épouses. Surpris alors qu’ils étaient en plein ébat sexuel sur un site désert, le polygame rend l’âme des suites d’un arrêt cardiaque.

Charretier de son état, M. S. entretenait une relation amoureuse vieille de 15 ans avec la dame Nd. F. une transformatrice de poissons officiant au quai de pêche de Joal. Seulement, la dame en question est dans les liens du mariage. De même que son amant, M. S., polygame, marié à 3 épouses et père de plusieurs enfants. Malgré son statut de femme mariée, Nd. F. ne s’en cachait point, rendant cette union délictuelle et amorale, un secret de polichinelle, aux yeux de son époux, B. F., pêcheur de profession. Ce mari cocu qui n’a rien pu faire pour empêcher cette relation adultérine, a fini par s’en accommoder.

Le couple adultère surpris nu sur un terrain vague

Mercredi dernier, vers 2 heures du matin, Nd. F. abandonne son époux au domicile conjugal et retrouve son amant à leur lieu de rendez-vous habituel : Un endroit désert, non loin du quai de pêche de Joal. Seuls sur les lieux, les deux tourtereaux vont à nouveau s’adonner à une partie de jambes en l’air en plein air, dans la pénombre. En plein rapport sexuel, le couple sera surpris par un pêcheur, qui passait dans les environs. Pour y voir plus clair, l’intrus allume sa lampe torche en direction de la forme suspecte qui s’est révélé être un homme et une femme nus et en plein ébats sexuels. Découverts, ils interrompent leur coït, s’empressant d’enfiler leurs habits, afin de vider les lieux. Pour se donner bonne conscience, ils conviennent d’expliquer aux passants venus aux nouvelles, être victimes d’une agression commise par une bande de 4 malfrats.

Une stratégie qui a permis à la dame Nd. F. de rejoindre tranquillement son domicile conjugal, laissant sur place, son amant. Celui-ci, pris de panique, choisit de ne pas rejoindre ses trois épouses au domicile familial. C’est ainsi qu’il décide de retrouver sa copine, pour passer le reste de la soirée à ses côtés. Il parcourt, au pied levé, plus de 200 mètres pour rejoindre sa compagne. Agité, il va, sous l’emprise d’une débauche d’énergie soutenue, être victime d’une complication respiratoire. Arrivé aux abords du domicile conjugal de sa copine, il s’essouffle, ne tient plus sur ses jambes et s’affale aux pieds de sa concubine. Gagnée par la peur, Nd. F. demande à sa fille de réveiller son mari, afin que celui-ci l’aide à conduire son rival au district sanitaire de Joal, à bord de sa charrette. Sans piper mot, le mari cocu fait appel à son fils aîné pour évacuer la victime à l’hôpital. Resté seul au district sanitaire, en compagnie de son amante, M. S. y sera rejoint, au petit matin, par ses trois épouses, lesquelles vont apprendre, quelques instants plus tard, que leur mari a rendu l’âme en cours de son évacuation à l’hôpital de Mbour. Avisé, le commandant de la brigade de Joal ouvre une enquête et appréhende l’accompagnante (Nd. F/) du défunt charretier de 48 ans. Entendue, elle campe sur sa position, brandissant l’agression par quatre individus qui auraient sauvagement tabassé son amant, avant de l’abandonner à proximité du quai de pêche.

Les pandores qui décèlent des incohérences dans les allégations de la dame, la pressent de questions. Nd. F. craque et détaille les circonstances de la mort de son amant, en relevant leur rapport sexuel écourté et la longue distance parcourue par ce dernier. Une déposition qui épouse les conclusions du médecin légiste, selon qui, «M. S. est mort d’un arrêt cardiaque».

S’expliquant sur sa relation amoureuse avec le défunt, alors qu’elle est mariée au pêcheur B. F., la transformatrice de poissons confie s’être amourachée du charretier qui l’a toujours épaulée dans des moments difficiles. Ce, au moment où son mari s’illustrait par ses absences fréquentes du domicile conjugal, refusant d’assumer ses obligations de chef de famille. Provisoirement mise en liberté, Nd. F. a déserté le domicile conjugal, se réfugiant chez ses parents, loin du regard outré des habitants de Joal.