NETTALI.COM- La non-déclaration des enfants à la naissance ne concerne pas uniquement les localités éloignées du pays. A Guédiawaye, l’association « Touche pas à ma sœur » en a recensé 12 912 cas.

Dans la période du mois de janvier à Mai 2021, le mouvement « Touche pas à ma sœur » a, à travers une enquête réalisée, recensé 12.912 jeunes non déclarés à l’état civil dont 2.450 sont victimes de refus de paternité, 3776 déclarés avec de faux documents administratifs (faux extraits) et 6686 victimes de négligence parentale”.

L’enquête a ciblé des personnes qui n’ont pas pu bénéficier d’inscription ou de déclaration à l’état civil. Si les uns sont victimes de négligence ou d’ignorance de la part de leurs parents respectifs, il n’en demeure pas moins que la majorité est victime d’un refus catégorique de paternité, sans qu’aucune action ne soit intentée. « Force est de reconnaitre que la banlieue constitue un bassin de rétention pour les personnes qui quittent leurs villages pour migrer en capitale, sans aucun document administratif attestant même un iota de l’état civil », a souligné Ismaila Kamby, président dudit mouvement.

Il constate, pour le regretter que « pas mal d’enfants qui ont suivi le cursus normal, n’ont pas pu se présenter à l’examen d’entrée en sixième par faute d’extrait de naissance. Pas qu’ils sont victimes de refus de paternité, ils sont bien nés dans les liens sacrés du mariage, mais tout simplement que leurs parents n’ont aucun document administratif lié à l’état civil ; autrement dit ces derniers n’ont ni de bulletin encore moins d’extraits de naissance ».

Une situation catastrophique qui, à l’en croire, abrège de facto, l’avenir de centaines d’entre eux qui ont choisi le chemin de l’école, sans oublier ceux qui excellent dans bien des métiers sans carte nationale d’identité.