NETTALI.COM-L’Association des Élèves et Étudiants Musulmans du Sénégal a profité de son congrès pour condamner les programmes télévisuels. Également, il fustige la volonté des lobbies d’imposer une éducation sexuelle dans nos curricula de formation.

« L’AEEMS pour la refondation du système éducatif : quel projet pour un Sénégal en mutation ? » Tel a été le thème du 13e congrès ordinaire de l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans du Sénégal qui s’est tenu, du 30 avril au 1er mai 2021, à l’université Alioune Diop de Bambey. En effet, lors de ce congrès, les membres de l’association ont considéré le rôle central du Système éducatif dans la mise en œuvre des politiques humaines, sociales et économiques et la nécessité d’une refondation du système éducatif sénégalais basée sur nos valeurs et notre héritage religieux et culturel. En sus, ils ont déploré les nombreuses grèves, le non-respect du calendrier scolaire et universitaire et la recrudescence de la violence en milieu universitaire ainsi que la dépravation des mœurs, la crise des valeurs et une certaine volonté d’intégration de l’éducation sexuelle dans les curricula de formation de l’école sénégalaise.

A cet effet, les congressistes invitent l’Etat du Sénégal et toutes les forces vives de la nation à une véritable évaluation du produit de notre école depuis l’indépendance pour rebâtir le système éducatif sénégalais sur de nouvelles bases. Également, ils appellent l’État à trouver des solutions durables aux crises récurrentes dans le système éducatif, à l’amélioration des conditions d’accès, de vie et d’étude dans les école et universités, et exhortent les autorités et les étudiants à œuvrer ensemble pour la pacification de l’espace universitaire.

Après avoir regretté la crise de valeurs et de repères que traverse la société sénégalaise, le congrès condamne les programmes télévisuels et fustige la volonté de lobbies d’imposer une éducation sexuelle dans nos curricula de formation.

Sur ce, les élèves et étudiants demandent à l’Etat du Sénégal, des politiques viables et pérennes de lutte contre l’émigration clandestine et de soutien à de l’emploi des jeunes par des programmes de formation et de financement accessibles à tous. Non sans l’exhorter à régler de façon durable les crises endémiques dans les secteurs de la santé, de l’agriculture et de la pêche.

L’AEEMS n’a pas manqué de condamner le terrorisme d’État d’Israël envers le peuple palestinien.

A signaler que Issa Baboucar Diedhiou étudiant en Master 2 Droit à l’université Alioune Diop de Bambey a été élu nouveau président de l’AEEMS. Il est élu pour un mandat de 2 ans en remplacement de Mamadou Ndao.