NETTALI.COM – En détention préventive depuis plus de 3 ans, Ousseynou Wade n’a pas encore vu le bout du tunnel. Attrait ce mardi 20 avril 2021 à la barre de la chambre criminelle de Dakar, il risque la réclusion criminelle à perpétuité.

Derrière les barreaux où il croupit en attendant le sort qui lui sera réservé, le marchand  ambulant Ousseynou Wade doit multiplier ses prières afin que le juge, en rendant sa verdict, ne suive le réquisitoire du parquet. Autrement, il va passer le restant de sa vie en prison.

En effet, si Ousseynou Wade est aujourd’hui dans ce pétrin, c’est parce qu’il est accusé d’avoir, dans la matinée du 16 février 2017, violement agressé Ndèye Sall, gérante d’une agence de transfert d’argent, sise au marché Castors. Ce jour-là, comme à l’accoutumée, la dame est arrivée à son lieu de travail autour de 9h. Alors qu’elle n’avait même pas fini de s’installer, Ousseynou Wade se présenté pour, dit-il, effectuer un envoi d’argent. La dame ne s’était à  aucun moment douté d’avoir en face d’elle un agresseur ayant dissimulé dans son sac, deux pistolets, un marteau et une machette.

Celle-ci se précipite ainsi pour brancher son ordinateur afin de pouvoir satisfaire son premier client de la journée. C’est cet instant que choisit Ousseynou Wade pour commettre son acte présumé criminel. Il assène ainsi à la dame, des coups de marteau sur la figure et la tête. Ndèye Sall pousse alors des cris, titube et s’écroule. Le sang gicle. Ses cris alertent ainsi le voisinage qui est aussitôt venu à son secours. Ousseynou Wade, qui avait réussi à emporter 125 mille francs CFA, a été arrêté après qu’il a été poursuivi par une foule furieuse.

A la barre, l’accusé n’a pas pu, de manière cohérente, expliquer les faits qui lui sont reprochés. Selon lui, après avoir vendu des œufs à 400 mille francs CFA pour le compte de sa cousine, il était dans l’agence pour lui envoyer les sous. Mais, tout d’un coup, quelque chose de mystérieux est apparu devant lui.

L’affaire est mise en délibéré pour jugement qui sera rendu le 4 mai prochain.