NETTALI.COM  – Le décès, survenu ce jeudi, du Doyen des juges, Samba Sall, a charrié un torrent d’hommages. A commencer par le chef de l’Etat, des acteurs politiques de toutes les obédiences et des praticiens du droit ont salué les hautes qualités humaines et professionnelles du défunt. 

« Je suis peiné par la disparition du Doyen des juges d’instruction Samba Sall.  Un grand professionnel, sensible, humain, une valeur unanimement reconnue qui a honoré le corps de la magistrature. Mes condoléances émues à sa famille et au personnel de la Justice », écrit-il dans un tweet.

De son côté, le Conseil de l’Ordre des avocats du Sénégal a tenu à exprimer son « immense tristesse ». « Le Barreau du Sénégal s’incline devant la mémoire de ce magistrat qui a d’abord été avocat et présente ses condoléances émues tant à sa famille, aux acteurs de la justice qu’à la Nation sénégalaise tout entière », lit-on dans le communiqué signé par Me Ibrahima Ndièguène, Secrétaire général de l’Ordre.

De Ziguinchor où il apprit la nouvelle, Guy Marius Sagna est revenu sur ses relations avec le défunt en ces termes : « J’ai rencontré le doyen des juges Samba Sall pour la première fois en 2019 quand il m’envoya à la prison de Rebeuss. Le juge Samba Sall avait tenu à me dire qu’il connaissait très bien ma tante, que j’appelle maman. Le juge Samba Sall avait tenu aussi à me dire qu’une de ses nièces était un des travailleurs auxquels Pcci devait 14 mois d’arriérés de salaire. Travailleurs de Pcci aux côtés desquels nous nous battions. Avant de sortir de la prison de Rebeuss, nous nous sommes vus. Il m’a dit “je suis venu avec une étrenne”. Il faisait allusion à ma première liberté provisoire en 3 ans. J’ai eu à le rencontrer plusieurs fois car tous mes 3 mandats de dépôt sont passés par lui. Le juge Samba Sall m’appelait “mon neveu” en wolof. Je n’ai jamais eu de haine pour lui. Jamais! Mais j’avais de fortes divergences avec lui. Samba Sall avait tenu après m’avoir décerné un mandat de dépôt le 26 février dernier à envoyer Assane Diouf me délivrer un message. Je ne suis ni content, ni rancunier, ni soulagé par son rappel à Dieu. J’imagine la douleur de sa famille ».