NETTALI.COM – La montée d’adrénaline consécutive à l’affaire Sonko / Adji Sarr inquiète la société civile, soucieuse de défendre les droits et libertés fondamentaux. celle-ci soutient que le Sénégal a besoin de paix pour relever les défis liés à la pandémie de Covid-19.

Dans un communiqué conjoint, la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’homme (Raddho), la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH), AfrikaJom Center, Amnesty International/Sénégal et Article 19 Sénégal/Afrique de l’Ouest se disent préoccupés, depuis le 8 février, suite aux manifestations de soutien au leader du parti politique Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité,́ (Pastef/Les patriotes), accusé de viol. Ces organisations constatent que cette période a été marquée par des actes de violence, une répression par les forces de sécurité, des arrestations de militants et sympathisants du Pastef/Les patriotes, ou des personnes supposées proches de ce parti, ainsi que la multiplication d’allégations de menaces par voie électronique. “Nos organisations condamnent tout recours à la violence ainsi qu’aux menaces et injures proférées contre les journalistes et toute personne exerçant ses droits, notamment sa liberté d’expression par quelque moyen que ce soit. Les enquêtes sur ces actes, si elles ont lieu, doivent être menées de façon transparente et indiscriminée, sans cibler les membres d’un groupe en particulier. Toutes les personnes interpellées doivent être présentées à un juge dans les délais requis et inculpées pour une infraction prévue par la loi ou libérées’’, précisent-elles.

De l’avis de ces défenseurs des Droits de l’homme, le droit de ces personnes d’être assistées par un avocat doit être respecté à toutes les étapes de la procédure à leur encontre. En outre, les allégations de torture faites par les avocats de certains détenus doivent faire l’objet d’enquêtes et de poursuites judiciaires si elles sont avérées.

En outre la société civile soutient que le Sénégal a besoin de paix pour relever les défis liés à la pandémie de Covid-19. De ce fait, tous les acteurs de la vie politique, sociale et religieuse doivent œuvrer pour la paix et la concorde nationale. “Nos organisations rappellent aux autorités étatiques que les allégations de menaces et d’injures ne peuvent en aucun cas être utilisées pour faire taire les critiques légitimes de citoyens contre l’action de leurs dirigeants dans un Etat démocratique. Par ailleurs, elles sont préoccupées par les conditions de détention dans les locaux de garde à vue où la promiscuité ne permet pas de respecter les mesures barrières édictées par les autorités sanitaires pour prévenir la Covid-19’’, lit-on dans le communiqué.