NETTALI.COM – Alertant sur les risques liés à une seconde vague de contamination, plusieurs syndicats autonomes de la santé mettent en garde le gouvernement et exigent une revalorisation de leur traitement.

Le Directoire de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas) Sutsas-SUDTM-Sat Santé/ D-CNTS/Santé And Gueusseum, s’est réuni hier en séance ordinaire au siège social de la FGTS à Dakar. Occasion saisie pour examiner, tel qu’indiqué dans un communiqué de presse, “les prémices d’une deuxième vague de contamination de la Covid-19’’, entre autres questions.

Ainsi, il déplore le relâchement généralisé noté au Sénégal “pendant que le monde entier fait face à une seconde vague de Covid-19 aussi faucheuse que la première, où l’Europe se confine à nouveau devant la multiplication des cas de contamination, car ne disposant jusque-là pas d’un vaccin homologué’’. Même si “on parle d’une prochaine campagne de vaccination contre la Covid dans l’ignorance la plus totale des tenants et aboutissants de l’antigène par l’écrasante majorité du personnel et l’impréparation des And Gueusseum est, en outre, préoccupé par “le viol répétitif de la loi consacrée par un renouvellement à l’infini des contrats par le ministère de la Santé et de l’Action sociale et exige de la Fonction publique le recrutement de tous les contractuels, conformément à l’engagement de Monsieur le Président de la République le 11 janvier 2019’’.

De plus, elle “réitère sa demande d’égalité de traitement des agents de l’Etat, en ramenant l’âge de la retraite à 65 ans pour tous les agents du MSAS, sous réserve de la pénibilité du travail’’. Il est également attendu, par les syndicalistes, “la signature du décret portant régularisation de la situation administrative des techniciens supérieurs de santé (TTS)’’. Elle est même une “urgence absolue, sachant que les ministères sectoriels ont fini de donner leur avis’’.

Une autre question soulevée est celle des réformes attendues dans le secteur de la santé et de l’action sociale. Dans ce cadre, l’Asas dit attendre “la matérialisation des directions régionales de la santé et de l’action sociale pour mettre l’accent sur les déterminants de la santé au profit d’une santé préventive et de masse. Cela doit s’accompagner d’une réforme du district sanitaire. Et, par ricochet, de la territorialisation des politiques publiques pour l’érection d’hôpitaux départementaux comme structures de référence, conformément aux orientations de l’Acte 3 de la décentralisation’’.