NETTALI. COM- La procédure de diffamation que la direction du Centre d’études des sciences et techniques de l’information ( Cesti) avait initiée contre le secrétaire général de la section du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a été jugée en appel ce lundi 23 novembre 2020.

Les juges d’appel rendront leur décision le 7 décembre prochain. S’ils suivent le parquet général, la culpabilité de Moumini Camara sera confirmée.
Dans sa décision rendue le mardi 14 janvier 2020, le tribunal correctionnel de Dakar a déclaré coupable, le secrétaire général du Saes/Cesti coupable de diffamation. Il avait été condamné à six mois assortis du sursis et au versement de la somme de 2 millions de francs Cfa à la directrice d’alors, Mme Cousson Traoré Sall ainsi qu’à Dominique Mendy, enseignant au Cesti.

Cette procédure résulte de l’affaire concernant les 52 attestations délivrées à des étudiants béninois et qui a suscité une tension entre le Cesti et le Saes. Le syndicat avait publié un communiqué de presse qui a offusqué les parties civiles. ”Je n’ai pas compris qu’on me traite de faussaire et m’accuser d’avoir blanchi des attestations alors que j’ai finalisé une formation suspendue depuis quatre ans. M. Camara est même le coordonnateur de la formation continue”, s’était plainte Mme Sall

”J’enseigne depuis 1985 et je suis au Cesti depuis 2000 mais on me traite de chien. Même un chien, on lui donne de l’estime. C’est un jeune collègue avec qui je travaille depuis des années et je trouve que ce n’est pas décent de s’adresser ainsi à son collègue” avait déploré pour sa part, M. Mendy, lors du procès tenu le 24 décembre 2019.

Moumini Camara avait nié la paternité du communiqué, soutenant qu’il n’en était  pas le seul signataire, mais tous les 10 membres de la direction du Saes.
Malgré ses dénégations, il avait été condamné. C’est pourquoi, il a fait appel mais, il ne s’est pas présenté à la barre.