NETTALI.COM- Le parquet a requis ce vendredi 23 octobre 2020, une peine de 2 ans ferme contre la bande de jeunes accusée d’avoir organisé un mariage et un anniversaire entre gays.

Poursuivis pour acte contre-nature, ils étaient 20 jeunes à comparaître à la barre des flagrants délits de Dakar. Les prévenus ont été arrêtés par les  limiers du commissariat de Dieuppeul durant la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre, vers les coups de 4 h du matin. Les policiers ont été informés par une source anonyme de la célébration, par de jeunes hommes, d’un mariage et d’un anniversaire à Mermoz-Sacré Cœur. Sur place, ils ont surpris 25 personnes réunies dans l’appartement meublé de 3 chambres et un salon.

Face aux juges, ils ont tous nié les faits à l’exception de Matar Diaw, organisateur de la soirée et Alassane Thiandoum. Seuls les deux et Mouhamed Diop ont reconnu leur statut d’homosexuel. Mais les deux derniers, ont contesté l’organisation de mariage.

Matar Diaw l’a confirmé en précisant qu’il devait se marier avec le pâtissier Yakhya Ndiaye le lendemain. Lequel a réfuté les allégations en soutenant que les bagues et le gâteau qu’il a apportés, c’étaient juste des cadeaux. 

Le reste des prévenus a plaidé non coupables en soutenant qu’ils n’ont jamais su que c’était une fête entre gays. Matar Diaw les a invités à un anniversaire. Un des prévenus a déclaré qu’il n’a rien à voir avec la bande car il a été arrêté près du cimetière Saint-Lazare.

Etant donné que les prévenus ont été trouvés en semi-nu pour certains dans une chambre décorée avec « Heureux ménage ». Il s’y ajoute qu’ils ont été saisis avec 27 produits lubrifiants (facilitant la pénétration entre hommes), 9 tests VIH/sida, 10 préservatifs, deux bagues de fiançailles, un paquet de lingettes, une bouteille de gel Nova, une boite à maquillage, un paquet de pose-cils, entre autres produits. C’est pourquoi, le parquet a estimé que le tribunal a assez d’éléments pour entrer en voie de condamnation.

Pour la défense, cela ne suffit pas comme preuve d’autant plus qu’il n’y a pas de relations sexuelles qu’on pourrait qualifier d’acte impudique. C’est pourquoi les avocats ont plaidé la relaxe.

L’affaire est mise en délibéré au 6 novembre 2020.