NETTALI.COM- La section du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes du Sénégal ( Sames) de l’Agence nationale de la couverture maladie universelle (ANACMU) n’est pas satisfaite de ladite agence. Les syndicalistes sont frustrés par le traitement des médecins responsables d’unité assistance médicale ( Ruame).

La colère de la section Sames de l’Anacmu est partie de la réaffectation des médecins responsables d’unité assistance médicale (RUAME), au niveau central pour rendre le contrôle médical plus performant mais également contribuer à I’ élaboration de documents stratégiques. Car, un an après, sans aucune évaluation objective de ses tâches, la Direction générale de l’ANACMU a réaffecté à nouveau certains médecins au niveau opérationnel sans aucune mesure d’accompagnement permettant d’atteindre les objectifs.

Or, signalent les syndicalistes dans un communiqué, la section ne saurait cautionner ces déplacements aléatoires et, d’après elle, sont lourds de conséquences professionnelles, économiques et sociales. « Cette décision compromet gravement l’atteinte des objectifs de la Direction du Contrôle Médical (DCM) qui joue un grand rôle dans la soutenabilité des dépenses de soins et I’ amélioration de I’ accès des populations à des soins de qualité dans le cadre du programme de la CMU. Ceci d’autant plus qu’aucune autre motivation objective n’a été identifiée que celle de disperser les membres de la Section afin de casser la dynamique syndicale », écrivent-ils.

Poursuivant, ils ajoutent que ces médecins, cadres supérieurs, affectés depuis un an à la DCM, sont utilisés dans toutes les productions intellectuelles de I’ Agence mais sans statut ni poste clairement défini. Pis, cette situation dégradante persiste malgré plusieurs promesses de régularisation. Ainsi, le syndicat exige d’ aligner dans les meilleurs délais, tous les médecins au minimum au rang de chef de service avec le traitement y afférent.

Par ailleurs, la Section exige  le paiement intégral du rappel de cette indemnité dans les meilleurs délais. Aussi attire-t-il l’attention de l’ opinion publique, du ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale et celle du président de la République sur les perturbations susceptibles de survenir au sein de I’agence dont la Direction générale serait la seule et l’unique responsable