NETTALI.COM – Le directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil (Anamo), El Hadj Malick Mbaye, a apporté, hier, des précisions par rapport au taux de chômage au Sénégal.

“Le seul classement crédible trouvé dans le site Ilostat du BIT classant les pays les plus touchés par le chômage, s’établit comme suit : 1er Malawi : 28.7 % de chômage en 2019, 2e Afrique du Sud : 28.5 % de chômage en 2019, 3e Kosovo : 25.6 % de chômage en 2019 et 4e Palestine territoire occupé : 25.3 % de chômage en 2019. L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), institution faîtière et très crédible, travaillant sur une base améliorée de la définition du BIT, donne un taux de chômage de 16.9 % au dernier trimestre de 2019’’, affirme le patron de l’Anamo.

D’après M. Mbaye, des mesures “courageuses inédites’’ sont en train d’être mises en œuvre par le gouvernement du Sénégal en matière de financement de la formation, de la promotion de l’auto-emploi. Mais également pour la réorganisation des organes de l’Etat pour une meilleure synergie d’actions et une optimisation des ressources. “L’Administration travaille discrètement à la promotion de l’Emploi des jeunes au Sénégal. L’Anamo, c’est la réhabilitation de 15 maisons de l’outil dont 10 fonctionnelles ; l’accompagnement de 15 000 jeunes à l’insertion par le biais de la formation et la mise à disposition d’outils ; l’installation d’un incubateur en cordonnerie à la Maison de l’outil de Mékhé, suite à la formation, en Italie, de 30 jeunes dans les domaines de la maroquinerie de luxe et la confection d’accessoires’’, ajoute-t-il.

El Hadj Malick Mbaye a cité, entre autres projets, la mise en place d’une unité moderne de formation et de prestation de services en mécatronique et en peinture à Mbour, de la formation de 205 professionnels en mécatronique automobile. Et aussi de la formation sur des métiers innovants et à fort taux d’insertion comme la réparation de téléphones portables, la blanchisserie, l’entretien et la réparation de matériels électroménagers, la conduite de drones. Et de 2,5 millions de F CFA à sa création, son budget est passé à plus d’un milliard. “L’ambition du chef de l’Etat est d’en faire un des leviers d’une économie solidaire sociale par la promotion de l’auto-emploi, par la professionnalisation et l’accompagnement, par la mise à disposition d’un ensemble de services non financiers, de tous les acteurs jeunes et adultes, femmes et hommes de métier ou jeunes sans qualification’’, souligne-t-il.